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Yanis Lenne à la relance en Provence

Rédigé le Mercredi 10 Octobre 2018 à 12:09 | Lu 94 fois


Prêté par le Barça à Aix jusqu’à fin décembre, Yanis Lenne (22 ans) veut retrouver en Provence temps de jeu et sensations positives. À plus long terme, l’ailier droit alsacien entend se stabiliser. Pour redonner à sa jeune carrière une trajectoire ascendante.


Yanis Lenne a commencé la saison comme un joueur de Barcelone (4/4 au tir lors de la première journée de Liga Asobal, le 9 septembre, à l’occasion du large succès catalan à Alcobendas, 50-24).

Mais l’Alsacien savait que son avenir, au moins à court terme, allait s’inscrire ailleurs qu’en Espagne. « Dès la reprise, le discours de l’entraîneur (Xavier Pascual, ndlr) a été clair. Il m’a dit qu’il était content de moi, mais qu’une hiérarchie était établie », explique l’ailier droit.

« Je ne le vois pas du tout comme un échec »

Et celle-ci n’était clairement pas en sa faveur. Yanis Lenne allait passer derrière l’indéboulonnable capitaine Victor Tomas et le jeune espoir catalan Aleix Gomez Abello. Ses perspectives allaient donc se résumer à des matches de D1 espagnole à l’intérêt parfois relatif et à regarder de loin la Ligue des champions.

Il lui fallait donc trouver une solution pour égayer sa saison, pour garder le contact avec le très haut niveau. Il y a eu quelques contacts avec des clubs européens. Mais c’est la blessure de l’ailier droit aixois Gabriel Loesch qui a ouvert la porte à un prêt, en tant que joker médical en Provence.

Le voilà donc de retour dans l’Hexagone, jusqu’à la fin de l’année 2018. « Au début, trois mois, ça me paraissait bizarre, souffle Yanis Lenne. Mais je ne me pose plus de questions. Je veux juste optimiser le temps de jeu que j’ai ici à Aix. »

Son horizon jusqu’à fin décembre, c’est la D1, déjà fréquentée avec Sélestat, et la Coupe EHF que le club provençal dispute cette saison pour la première fois de son histoire.

L’ailier droit international (14 sélections) a donc ouvert une parenthèse, déjà souriante. « Le groupe est top, il n’y a pas eu de souci d’intégration. Je vais tous les jours à l’entraînement avec plaisir, je me sens à nouveau valorisé. »

Yanis Lenne avait brillé pour son premier match sous ses nouvelles couleurs, le 19 septembre à Tremblay (3/4 au tir). Les deux suivants, contre Chambéry et Toulouse, ont été moins probants (0/1).

L’Alsacien veut reprendre le fil de son ascension

« C’est une histoire de confiance. À l’entraînement, je cartonne, je ne me fais pas de souci. » L’Alsacien a ainsi inscrit deux buts dimanche contre Vestmannaeyjar, lors de la courte défaite de son équipe lors du 2e tour préliminaire aller de la Coupe EHF (24-23).

Après une ascension rapide (premier match en D1 à 18 ans, première sélection en équipe de France à 20 ans, remplaçant lors du Mondial 2017), Yanis Lenne vient de connaître le premier moment difficile de sa jeune carrière.

On entend déjà les critiques, on a pu les lire sur les réseaux sociaux où tout le monde a un avis sur tout, même sans connaître les tenants et les aboutissants. « C’est la première fois que je dois faire face à des commentaires négatifs. Ça fait partie de l’apprentissage, philosophe l’ailier droit. Je dois me couper de ça pour avancer. »

Se serait-il trompé en signant, au printemps 2017, un contrat de quatre ans avec Barcelone ? Soyons honnêtes, peut-on refuser le grand Barça quand on a 20 ans et des rêves plein la tête ? La réponse est non, évidemment. L’intéressé, en tout cas, ne regrettera jamais son choix. « Ce n’était pas une erreur. Je ne le vois pas du tout comme un échec. C’est même une chance d’avoir pu passer une saison là-bas. »

Le Sélestadien y a, accessoirement, enrichi son palmarès (*) et s’il a très peu joué en Ligue des champions, il a activement contribué au 25e sacre national du Barça. « J’ai beaucoup appris, j’ai découvert une nouvelle vision du handball. »

« J’aimerais retrouver de la stabilité »

Il lui a seulement manqué de pouvoir s’exprimer pleinement. « C’est frustrant parce que j’avais l’impression de mériter du temps de jeu. »

En janvier, Yanis Lenne devrait en principe retourner en Catalogne. L’avenir le dira. Pour l’instant, le joueur formé à Sélestat ne voit pas aussi loin. « Je me concentre juste sur mes performances. »

Il conviendra ensuite de faire le bon choix. « J’aimerais retrouver de la stabilité, faire partie d’un projet au-delà de trois mois. » Yanis Lenne pourra alors réactiver certains objectifs. « L’équipe de France en reste un. Mais dans l’immédiat, je ne me fais pas d’illusions. »

L’ailier droit alsacien veut juste pouvoir montrer sur le terrain qu’il en est toujours digne.


DNA

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