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To Make H Story

Rédigé le Samedi 26 Mai 2018 à 18:37 | Lu 587 fois


Première rencontre du week-end à Cologne avec un choc entre deux équipes françaises. L’une d’elle aura le privilège de défendre les couleurs tricolores lors de la finale de l’EHF Champions League, demain dimanche. Cependant, il faut disputer soixante minutes ou plus d’un rude combat afin d’atteindre le match du sacre.


Malgré une moins bonne entame, Nantes pousse fort

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Nantes est surmotivé dans cette entame de match. Sur chaque action offensive ou défensive, tous les joueurs s’arrangent et demandent l’aide de leur public. Alors que Tournat provoque des pénaltys transformés par Lazarov, le PSG s’appuie sur un jeu collectif avec notamment Abalo à la finition. Le premier geste technique est à mettre à l’actif de Dominik Klein, qui envoie une belle roucoulette pour le bonheur de la Lanxess Arena. Dans le duel des gardiens internationaux français, Dumoulin réalise une meilleure entame qu’Omeyer mais pourtant Nantes n’arrive pas à se détacher à cause de petites erreurs offensives. Il faut attendre la quatorzième minute pour voir le premier écart avec le H qui prend l’avantage 9-6. 

Le H maintient le cap

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Alors que Nantes obtient « déjà » son quatrième pénalty, Corrales est à la parade, ce qui lui permet de rester logiquement sur le terrain. Paris a plus de mal en défense alors que Nantes s’appuie sur une défense rugueuse, des arrêts et également quelques poteaux adverses pour maintenir son avance. Le premier arrêt parisien dans le jeu arrive « seulement » à la vingt-deuxième minute alors que Dumoulin est déjà en chaleur. Paris n’y arrive pas, l’équipe semble balbutier le beau jeu qu’elle a produit durant le reste de la compétition. C’est aussi parce que Nantes met une intensité énorme dans la rencontre. Heureusement pour les joueurs de la capitale, l’entrée de Luka Karabatic remet un peu d’ordre dans l’axe de la défense parisienne. Et alors que la défense nantaise l’avait bien contenu jusqu’ici, Remili enchaine trois buts d’affilés pour permettre au PSG de limiter la casse à la mi-temps : 17-14.

L’intensité ne faiblit pas

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Paris redémarre de la plus mauvaise des manières avec deux passes dans les mains de l’adversaire puis une perte de balle qui permet à Nantes de faire un 3-0 d’entrée au retour des vestiaires. Ce n’est qu’un prêté pour un rendu puisque c’est au tour du PSG d’infliger la même série au H. Alors que Dumoulin continue de faire mal aux parisiens, il faut que Nikola Karabatic s’emploie pour maintenir son équipe dans le match. Nantes ne s’affole pas, les joueurs de Thierry Anti continuent à développer leur jeu, à rechercher Tournat, à faire circuler le ballon. Tout cela leur permet de garder trois longueurs d’avance, 23-20, à quinze minutes de la fin.

Le Money-time si important

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Nikola Karabatic l’a bien compris, c’est maintenant que tout se joue et surtout en défense comme il aime le rappeler plusieurs fois à ses coéquipiers en montrant du doigt leur neuf mètre. Qu’importe, Nantes ne relâche pas la pression et les deux équipes se rendent coup pour coup, en défense comme au tableau d’affichage. Avec un Tournat intenable et un Lazarov, qui continue d’empiler les jets de sept mètre, Nantes prend cinq buts d’avance : 28-23 à la 52ème. Paris jette ses dernières forces dans la bataille, s’appuie de nouveau sur le bras de Remili et des parades d’Omeyer pour recoller à seulement un but dans un scénario incroyable. Dumoulin signe alors une grosse parade pour stopper l’hémorragie avant de sortir le pénalty d’Hansen pour faire exploser le public violet du H. Nantes c’est fait peur mais peu conclure le match sereinement grâce à son gardien, héros du money-time. Une victoire 32-28 qui plonge Paris dans la tourmente, eux qui étaient grandissime favori de ce Final4.

Focus sur les numéros 11

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Nicolas Tournant (pivot de Nantes) :
 
Temps de jeu : 46’09 (20’09 en première et 26’00 en seconde)
Ballons joués sur engagement, reprise du jeu : 27
Ballons joués dans le jeu : 18
Tirs : 8
Buts : 8
Pénaltys provoqués : 4
2 minutes provoqués : 2
Faute offensive : 2
Interception : 1
Zone : 1
2 minutes : 2
 
Avec une première mi-temps complète de la part du pivot nantais, son équipe a réussi à se détacher au score. Trois buts, deux pénaltys obtenus et donc une mobilisation de la défense parisienne ont fait de lui un joueur clé du premier acte. Mais que dire de la seconde période durant laquelle il aura peser sur la défense parisienne. A la récupération de nombreuses passes, il a transpercé les filets adverses à 100% de réussite et a obtenu des jets de sept mètre précieux. Clairement l’homme du match avec son collègue Cyril Dumoulin.
 
Benoît Kounkoud (ailier droit de Paris) :
 
Temps de jeu : 21’06 (12’08 en première et 8’58 en seconde)
Ballons joués dans le jeu : 11
Tirs : 3
Buts : 2
 
Avec un temps de jeu plus limité, il a réalisé une bonne première mi-temps. Il est rentré dans le money-time en fin de match mais n’a pas pu peser dans le résultat final alors que les prises de responsabilités étaient plus sur la base arrière. 

Statistiques

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Nantes : Dumoulin (11/39), Siffert – Lagarde (3/5), Guillo, Nyokas (3/5), Claire (2/3), Klein (3/3), Pechmalbec, Tournat (8/8), Feliho, Emonet, Matulic, Lazarov (8/13), Gurbindo (1/3), Balaguer (4/5), Hansen
 
Paris : Corrales (5/21), Omeyer (3/19) – Gensheimer (1/3), Mollgaard, Stepancic, Keita, Sagosen (3/5), Kounkoud (2/3), Remili (6/8), Abalo (4/6), Kempf, Karabatic.L (1/2), Hansen (5/8), Narcisse, Nielsen (2/4), Karabatic.N (4/6)

Réactions d’après-match

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Luc Abalo : « Tout le monde peut le gagner ce Final4, je le dis depuis le début. Nantes a bien préparé son match et ils ont bien joué donc voilà. Si on arrive à gagner le championnat jeudi, ce sera bien. »
 
Arnaud Siffert : Tu n’as pas joué aujourd’hui mais qu’est ce que tu aimerais dire sur la performance de Cyril Dumoulin ?
« Cyril a été très présent au début de match pour nous mettre devant et rentrer un peu dans la tête des parisiens. Il est surtout décisif en fin de match mais il avait pris l’ascendant. Moi mon boulot sur le banc, c’était de lui communiquer de la confiance car il était bien. Les trois derniers tirs les plus importants, ils les arrêtent. Avec notre défense, on a posé des problèmes à Paris. Ils avaient des difficultés dans le jeu et Cyril leur met la difficulté au tir. »
 
Vous étiez tous unis en équipe tout le match et vous avez mis beaucoup d’intensité physique. Cela a t-il fait pencher la balance ?
« Oui bien sûr. Même si on considère que l’on est à notre place, que l’on mérite d’être là aujourd’hui, on n’était pas construit pour jouer une finale de Ligue des Champions à la base. On profite à chaque instant, on a un groupe extraordinaire. Aujourd’hui le cœur a fait la différence mais on a aussi mis la tête en plus du cœur pour être rigoureux. »
 
Zvonimir Serdarusic : « Bravo à Thierry Anti et Nantes pour cette victoire. Un match avec un gros combat qu’ils ont gagné. On a eu beaucoup de problèmes et notamment avec Tournat. En seconde période, on est derrière au score, c’est dur de pouvoir revenir dans de tels matchs. »
 
Nedim Remili : « Félicitations à Nantes. C’est dur d’avoir les mots maintenant. On n’a pas bien démarré, on n’a pas réussi à faire notre jeu comme tout au long de la compétition. On n’a pas eu la même intensité que sur d’autres matchs et même si on a tout donné à la fin, c’est dur de revenir quand tu es derrière au score. On reviendra l’année prochaine pour rapporter le trophée à Paris. »
 
Kiril Lazarov : « On est très content et fier pour l’équipe, les supporters. Mais avec mon expérience, je sais que demain il y a une finale. Il faut arrêter de faire la fête rapidement et se reconcentrer sur le match de demain car tout n’est pas fini. »
 
Benoît Kounkoud : « On a couru derrière le score tout au long du match. A la fin, on réussi à se remettre dedans mais on voit que l’on est usé mentalement. On fait des erreurs bêtes, on manque des shoots, on manque des passes tout au long du match et je pense que c’est cela qui nous a tué aujourd’hui. On a Dumoulin en face qui sort aussi une bonne partie. On est très très déçu mais on essaiera d’aller chercher une troisième place demain. »
 
Nicolas Claire : « C’est normal de dire que l’on est petit poucet. Je pense que tout le monde a du respect pour nous et encore plus maintenant. Nicolas Tournat a été un atout clé toute la saison, il l’a été aujourd’hui et il le sera encore demain. On c’est fait plaisir, on a fait plaisir au public, qui est venu en nombre en faisant douze heures de bus. Merci au peuple nantais, au public nantais. Ils nous ont poussé, on entendait qu’eux. »
 
Nicolas Tournat : « A force de jouer ensemble, on se trouve presque les yeux fermés. Tous les entrainements, tous les matchs ça aide. On a tellement donné. Je pense que pour eux la déception est grande car quand tu livres un combat comme cela, tu ne veux pas perdre. »
 
A la fin, tu prends deux minutes, le PSG revient à un but. A quoi on pense à ce moment-là ?
« On espère que cela ne va pas briser notre rêve. Au final, Cyril fait deux arrêts monstrueux et à l’image de toute l’équipe, on a tout fait bien. Même si on fait quelques pertes de balles, on a fait un match très abouti. »
 

Damien Polonais pour Hand Planet

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