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Thierry Omeyer : "L'état d'esprit est bon"

Rédigé le Mardi 9 Août 2016 à 19:40 | Lu 61 fois



Thierry Omeyer : "L'état d'esprit est bon"

Suite à leur large victoire face au Qatar (20-35), les handballeurs français étaient satisfaits de leur prestation. La bande à Claude Onesta, double championne olympique en titre, a déjà l'esprit tourné vers la suite de la compétition.

Les Français ont surclassé le Qatar pour leur deuxième match du tournoi olympique de handball.  Les hommes de Claude Onesta ont brillé tant offensivement que défensivement. Prochain match jeudi contre l'Argentine. Retrouvez les réactions des handballeurs français après leur victoire :

Luka Karabatic : « On était vraiment méfiants face à cette équipe, parce qu’on a observé leur jeu face à la Croatie et on a vu qu’ils peuvent être vraiment dangereux donc il fallait montrer notre meilleur visage pour l’emporter, et c’est une bonne chose de faite. Dans le sens où on n’a pas de blessés à la sortie, et où on a pu faire jouer un peu tout le monde, c’est le match parfait. La route est encore longue, mais ce qui est bien c’est d’engranger de la confiance parce qu’on en aura besoin pour la suite parce que dans cette poule, il n’y aura que des test-matches difficiles. Contre la Tunisie, on ne prend que 23 buts au final, ce n’est donc pas par la défense qu’on avait pêché. C’était plus dans nos échecs face au gardien, nos difficultés en attaque. Mais on sait pouvoir s’appuyer sur une grosse défense. À chaque fois qu’on a gagné des titres, c’est passé par là, donc on essaie d’être performants, agressifs dans ce secteur. On sait qu’on a deux très bons gardiens, alors si on arrive à les aider par le boulot derrière c’est très bien et c’est ce qui s’est passé aujourd’hui. On est à notre deuxième match, ce n’est jamais facile d’entrer dans les Jeux, là on a pu mettre le match d’ouverture (contre la Tunisie) de côté, on a pu engranger de la confiance, ça s’est senti dans notre jeu, grâce à nos montées de balles, le jeu rapide, on a marqué pas mal et c’est très bien : il va falloir aussi s’appuyer là-dessus. On n’a pas besoin d’envoyer de message aux autres équipes. Toutes les nations savent ce qu’on vaut, et on sait aussi que dans le hand il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers. On a assez d’expérience pour ne pas tomber dans ce piège et pour savoir se remettre en question. »

Mickaël Guigou : « On a pris confiance, on a conscience de nos forces, on a montré de belles choses aujourd’hui, mais il ne faut pas s’affoler, rester concentrés parce que le quart de finale sera très important. Le Qatar avait dominé les Croates, chaque journée il peut y avoir des surprises et on savait très bien que la Tunisie pouvait être très compliquée à jouer au premier match, la Slovénie a eu des difficultés contre l’Égypte… On reste concentrés sur ce qu’on est capables de faire, notamment contre l’Argentine : le Danemark l’a accrochée… »

Thierry Omeyer : « C’est bien. On avait à cœur de progresser par rapport au premier match, et on l’a bien fait. On est très bien  rentrés dans le match, en jouant aussi tôt dans la journée on savait qu’il faudrait être tout de suite présent mentalement, mais aussi au niveau du combat, de l’intensité physique, et quand on voit la performance mise dans ce secteur-là on peut être vraiment satisfaits. On prend 20 buts contre une équipe dotée de très gros shooteurs, on n’a jamais relâché la pression. Plus le match avançait, plus on voyait qu’ils avaient du mal à trouver des solutions… C’est un deuxième match, on peut être satisfaits d’avoir 4 points, maintenant ça ne reste que le début et notre ambition va plus loin. Il faut rester concentrés, même quand on est bien, comme on avait su le faire en deuxième mi-temps contre les Tunisiens où on est parvenus à appuyer même dans les dix dernières minutes en marquant des buts importants alors qu’on avait été mis en difficulté en ratant des tirs. L’état d’esprit est là, il est bon, dans ces deux matches tout le monde a pu prendre ses marques dans la compétition et c’est vraiment bien. On a de la confiance, mais on ne s’enflamme pas. Il y a encore beaucoup de travail à faire. »

Nikola Karabatic : « On peut dire que ça a été un match parfait. Dans la trempe du premier : très bien joué tactiquement, que ce soit en attaque ou en défense, jeu rapide. La seule chose qui a changé, ça a été notre efficacité au tir. On a converti nos occasions qui étaient à chaque fois des tirs très ouverts comme contre la Tunisie, on a continué à jouer de la même manière sans s’affoler et on les a usés. Ils ont baissé les bras et ça fait l’écart à la fin. En partant ce matin, on était très concentrés, on avait beaucoup de pression parce qu’on était restés un peu sur notre faim du premier match dont on voulait mieux. Et on avait vu le match du Qatar qui avait mis 7 buts à la Croatie, on savait ce qu’on allait affronter, on avait vu leur défense très agressive, très dure… On s’est bien préparés, d’entrée on a parfaitement joué tactiquement,  on a trouvé solutions à 6m, pivot, tirs de loin de tous les côtés, jeu rapide, c’était parfait ! On a eu confiance en notre jeu, on a fait ce qu’on fait depuis la prépa. Autant après le premier match, il n’y avait pas de raison de s’affoler, autant après celui-là il n’y a pas de raison de se prendre pour quelqu’un d’autre. On sait que les JO ça va très vite, que les phases  de groupe c’est bien pour prendre confiance mais ça ne veut rien dire, la vérité sera sur les quarts de finale. On va pouvoir être tranquilles les deux prochains jours, et se préparer tout de suite pour le match contre l’Argentine. Ne pas penser que parce qu’on a gagné facilement aujourd’hui ça va être comme ça à tous les matches. »

Didier Dinart :

 
« On a eu un match un peu mitigé le premier jour. C’était dû aux rotations qu’on voulait faire. Même si on n’a gagné que de deux buts le match inaugural, on voulait que tout le monde rentre dans la compétition. Le fait d’avoir ce match tremplin contre la Tunisie a peut-être aidé à faire un match plus conséquent. Les joueurs étaient très motivés lors de la préparation de ce match. Ce matin, même si n’a pas l’habitude  de jouer à cette heure-là, on n’a pas eu besoin de les motiver. Pendant une heure, on a mis une grosse pression défensive si bien que les Qataris ont cédé progressivement avec un très bon Omeyer derrière. C’est forcément comme un signal fort mais ça ne veut rien dire. Tu peux très finir premier de ton groupe et perdre ton, quarts de finale comme on a su le faire si brillamment à Athènes en 2004. Et à l’arrivée, ça remettrait en question les deux mois de travail qu’on a fait jusqu’à maintenant. La première étape de l’équipe de France, c’est de se qualifier pour les quarts de finale. Maintenant, il reste trois matches. On  doit continuer à se peaufiner et à asseoir notre jeu pour valider notre préparation et la suite de la compétition qui est de gagner notre quart. À partir de là, cela signifierait qu’on pourrait parler de course à la médaille et de triplé historique. Mais nous, on n’est pas dans ce trip. Dans ce groupe, il faut savoir que neuf joueurs n’ont jamais participé aux JO. Donc eux ne sont pas dans l’idée du triplé historique. C’est une question populaire, mais ce n’est pas objectif aujourd’hui. »
   

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