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Speakers : Qui sont-ils ?

Rédigé le Mercredi 23 Mai 2018 à 11:39 | Lu 3966 fois


Qui n’a jamais rêvé d’être speaker, d’enflammer le public, de donner son énergie pour porter son équipe ? Hand Planet, vous propose aujourd’hui de partir à la découverte d’Eric, speaker du Montpellier Handball et de Max, speaker du PSG Handball. De leurs débuts à leur arrivée au club, en passant par la préparation, venez découvrir l’envers du décor de ces acteurs de l’ombre.


Bonjour Eric, Max. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quelle est votre formation de base ?
Eric : « Bonjour, j’ai un parcours atypique. J’ai commencé à parler dans un micro à 6 ans dans les fêtes foraines de mon grand-père. En 1982, j’ai commencé à faire de la radio en travaillant sur des radios locales, pour FUN en région puis sur NRJ. Je suis ensuite allé en Chine et j’étais promoteur d’un chanteur de métal. En revenant en France, j’ai monté une société de production puis une structure dans le sport pour faire des villages animations et travailler sur l’expérience supporter. »
Max : « Je viens du milieu artistique radio/télé. J’ai travaillé 18 ans sur FUN Radio comme animateur. J’ai aussi animé le morning sur M6. Le sport était ma passion et j’ai commencé à travailler dans le sport depuis six ans. Je suis speaker officiel du PSG (Foot féminin et handball) et aussi speaker de l’équipe de France de football. »

Depuis quand votre voix pousse le public du MHB et du PSG à faire du bruit ? Comment êtes-vous arrivés ici ?
Eric : « Le MHB a été mon deuxième client lorsque j’ai monté ma société dans le sport. J’ai commencé à prendre le micro dans l’espace VIP en 2014 et je suis speaker depuis 2016/2017 suite à l’arrêt du speaker historique Philippe Debonnaire, qui m’a d’ailleurs bien accompagné dans mes débuts. »
Max : « J’ai commencé par le foot avec l’équipe de France. Et quand le Qatar est arrivé à Paris, j’ai commencé par le foot féminin puis avec l’émergence du handball, j’ai rejoins logiquement l’aventure. Je le fais depuis trois ans. J’ai commencé en duo avec Alain de Senne et depuis cette année, je suis avec Valérian, qui lui anime le protocole, les temps-mort et la mi-temps. »

Vous êtes donc speaker pour un club français mais faites-vous autre chose à coté ?
Eric : « Oui tout à fait, je suis speaker sur d’autres événements dans le sport auto et je me consacre au développement de ma structure autour de l’accompagnement des clubs pour les accompagner dans leurs évolutions sur l’expérience supporter. »
Max : « J’ai monté mon application et ma radio en ligne : lamaxradio.com. Je l’ai fait un peu pour rigoler et à la demande des auditeurs mais du coup cela fonctionne très bien. Il y a pas mal de podcasts et j’anime aussi des émissions en live en studio. Je m’occupe aussi de mes réseaux sociaux à 100% et cela prend du temps. Je vous invite d’ailleurs à me suivre sur ma page Instagram dédiée au métier de speaker : maxspeaker ! »

Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour faire un bon speaker ?
Eric : « Il n’y a pas un type de speaker pour moi. Je me considère comme un maître de cérémonie. Je suis le fil conducteur depuis l’entrée dans la salle des supporters, pour l’explication des animations jusqu’au match en lui-même. Il faut aussi être ouvert et communicant pour faire le lien entre le club et les supporters. Je pense à ceux qui peuvent ne pas être fan de handball, supporter ou qui découvrent ce sport pour la première fois. Je dois également représenter le standing du MHB, c’est d’ailleurs pourquoi je suis toujours en costume. »
Max : « Il faut être passionné du sport et avoir une âme pour faire ce métier. On apprend sur le tas et on s’adapte avec le temps. Il faut se faire entendre par les supporters, mettre la bonne intonation au bon moment. Ma force à moi c’est aussi l’improvisation, le côté animation alors que d’autres seront plus à l’aise sur le côté musique. En tout état de cause, le métier et ce que l’on appelle la bouteille sont aussi très important pour bien gérer et trouver la bonne intonation de voix. »
Crédit Photo : Guillaume Bresson
Crédit Photo : Guillaume Bresson

Pouvez-vous nous expliquer ce que vous apportez au club en dehors du jour J et du match en soi-même ?
Eric : « J’adore travailler pour le MHB puisque l’on a un vrai travail d’équipe. On a une vraie volonté d’aller dans le divertissement des spectateurs avec des pré-animations avant les matchs. J’apporte des idées, des solutions et des contacts pour arriver à monter tout cela. J’essaie aussi de montrer l’envers du décor d’un club comme Montpellier au travers de Facebook live avec le travail des bénévoles, des partenaires, de la billetterie, etc. »
Max : « Pour ma part, je suis vraiment focus sur le match en lui-même et les interviews d’après-match. Mais si on a une opération spécifique à faire, on accompagne. On a des réunions avant saison et après saison avec les dirigeants du club pour mettre en place. »

Eric, peux-tu nous en dire un peu plus sur ta relation avec les Blue Fox, l’un des meilleurs groupes de supporters de France ? Max, quelle est ta relation avec le groupe du huitième homme ?
Eric : « Aussi curieux que cela puisse paraitre, mon premier contact avec eux a été catastrophique. Je suis arrivé là, un peu par hasard suite à l’arrêt de Philippe et je n’ai pas forcement fait l’effort de me présenter à eux avant mon premier match. J’ai rattrapé mon erreur rapidement et on a aujourd’hui une relation exceptionnelle. Il faut savoir que je suis arrivé sans être fan de handball et grâce à eux, je suis devenu fan de ce sport, de ce groupe de supporter. Grâce au Blue Fox, on a construit des vraies animations, par exemple au son du battement de leurs tambours, j’ai pu créer mes textes pour l’entrée des joueurs. De toute façon, on ne peut qu’avoir du respect pour ces personnes qui donnent tout pour le club et qui sont prêtes à faire cinquante heures de bus pour un match de soixante minutes. »
Max : « On les mets en avant durant le match. Je travaille avec le responsable de kop pour avoir un micro scénario et je discute avec eux dès que j’en ai l’opportunité. Après c’est complétement différent entre le championnat et ce que l’on va vivre au Final4. »

Comment se prépare un speaker quelques jours avant une rencontre et le jour J ?
Eric : « En amont, mon objectif est de bien comprendre l’intérêt du match, les focus, les joueurs clés. Le jour J, j’enregistre avec une caméra mon travail pour ensuite revoir ma performance, avec et sans son, afin d’améliorer le rendement. J’écris vraiment tout à l’avance et je n’ai quasiment pas d’impro le jour J. On a un planning bien défini de toute façon car avec la télé, on se doit de respecter un timing précis. »
Max : « Rien de particulier, je me renseigne sur le match et puis je suis là pour faire l’animation. Je reçois et prépare des textes en amont. On a ensuite un fil conducteur et je le respecte durant les matchs. »

Lorsque le match démarre, vous donnez tout pour pousser le MHB ou le PSG. Quels sentiments ressentez-vous lorsque vous portez le public ?
Eric : « Quand je repense à des matchs comme Flensburg ou le dernier contre Nantes, j’en ai encore des frissons. C’est indescriptible, ce sont des moments forts car tu es noyé dans le public à 360 degrés. Généralement le vrai moment d’émotion arrive aussi dans le dénouement et avec l’importance du match. Par contre, je ne suis qu’une aide pour mettre l’ambiance, ce n’est pas grâce à moi que l’ambiance est si folle, il faut le préciser. »
Max : « Plus l’enjeu est important, plus il y a d’émotions. Lorsque les Ultras viennent à Coubertin, c’est vraiment particulier en plus. Après, j’ai aussi les émotions liées au sport car je reste un très grand supporter. J’ai beaucoup de chance et de kiff de faire cela pour le PSG. »
Crédit Photo : Instagram maxspeaker
Crédit Photo : Instagram maxspeaker

Il y a un très gros événement, qui arrive la semaine prochaine avec le Final4, où vous vous retrouverez avec aussi le speaker de Nantes. Avez-vous préparé des choses particulières en vue de cet événement ?
Eric : « Pour l’instant pas vraiment. J’ai deux, trois idées et on va travailler avec Gérard, le président des Blue Fox, pour trouver ce qu’il va bien. On attend aussi les instructions de l’EHF, car c’est nouveau pour moi. De toute façon, je me prépare psychologiquement à tout donner. »
Max : « Le Final4 c’est particulier car tu n’as que quelques minutes par match pour faire ton métier. Il faut savoir gérer le temps et réaliser les choses préparées sans pour autant juste crier dans le micro. Je ne peux pas simplement me contenter non plus de crier ICI C’EST PARIS. »

Si certains de nos lecteurs souhaitent faire la même chose que vous, comment peuvent-ils s’y prendre pour rentrer dans « ce monde » ?
Eric : « Il faut réussir à rentrer dans les clubs de toute façon mais généralement les speakers restent longtemps et il y a peu de place. Il y a une part de chance comme j’ai pu l’avoir. Peut-être aussi que pour se lancer dans ce domaine, il faut commencer par aller sur des sports moins médiatisés et sur lesquels les clubs peuvent chercher du monde, par exemple le waterpolo, le basket féminin, etc. »
Max : « Il n’y a pas d’école de speaker. Le monde de la radio/télé donne beaucoup d’avantages pour ce métier. Les lecteurs peuvent se rapprocher des fédérations locales sportives pour proposer des animations même de manière bénévole pour se faire connaître. Ils peuvent aussi se lancer dans l’animation sur des radios locales. Il faut être force de proposition pour apprendre à parler au micro et à se faire son réseau. »

Un dernier mot ?
Eric : « Je suis heureux de mon métier mais surtout très fier des couleurs du Montpellier Handball. On est une vraie famille avec une vraie unité et c’est cela qui me rend fier des liens que l’on a tissés. Allez le MHB pour finir champion d’Europe ! »
Max : « J’espère qu’on va la gagner cette année cette Ligue des Champions. On va encore vivre un grand moment à Cologne dans cette salle magnifique. »

Merci encore pour votre temps Eric et Max. On se retrouve à Cologne pour vous entendre pousser le MHB et le PSG vers le titre européen et pour voir ce que vous avez préparé !
 
Damien Polonais pour Hand Planet

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