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« Sarrebourg a tout pour voir plus haut » selon son président Christian Reinhardt

Rédigé le Vendredi 6 Avril 2018 à 22:59 | Lu 560 fois



Ancien pivot, Christian Reinhardt est président du club de handball de Sarrebourg depuis septembre 1998. L’équipe évoluait alors en Honneur régionale… Photo Laurent CLAUDE
Ancien pivot, Christian Reinhardt est président du club de handball de Sarrebourg depuis septembre 1998. L’équipe évoluait alors en Honneur régionale… Photo Laurent CLAUDE
Bien installé en Nationale 1 masculine, Sarrebourg rêve maintenant d’accéder à la Division 2. Cela passe surtout par une nette augmentation de budget. Le président du club, Christian Reinhardt, est confiant.

e maintien en Nationale 1 est presque assuré mais vous avez déjà d’autres ambitions pour Sarrebourg….

«Ça fait un an et demi que l’idée d’aller plus haut nous trotte dans la tête. On travaille dessus et on a fait une réunion avec des partenaires, il y a une quinzaine de jours, afin de présenter le projet et le cahier des charges. »

Pourquoi vouloir accéder à la Division 2 ?

« Moi, je suis un gagnant. Partout. Dans mon entreprise ( de traiteur ), mon sport…. Ça fait cinq ans qu’on évolue en N1. Le challenge maintenant, c’est de monter. Je sais très bien que si on n’avance pas, on va reculer un jour. »

Dans le handball, vous devez d’abord obtenir le statut VAP (voie d’accession à la professionnalisation) auprès de la Fédération. Où en êtes-vous sur ce point ?

« On doit déposer notre dossier le 15 juin devant la Commission nationale de contrôle et de gestion (CNCG) qui veut absolument tout savoir. C’est principalement une question d’argent. Quand on l’a, tout suit. Plusieurs partenaires se sont déjà engagés à augmenter leur participation et de nouveaux arrivent. J’espère que ça suffira. »

Sur les 600 000 € de budget prévisionnel requis, combien vous manque-t-il ?

« Cette saison, nous étions à 450 000 € et on a déjà des promesses pour 50 000€ supplémentaires. Il reste donc environ 100 000 € à trouver. Ça ne tombe pas du ciel, une somme pareille, mais je suis assez confiant. Un partenaire national devrait bientôt signer. »

« Ici, les salaires sont payés en temps et en heure »

Y a-t-il assez d’entreprises dans le bassin de Sarrebourg pour vous appuyer ?

« Oui, il y en aurait même assez pour nous faire monter en Division 1 ! Mais quelques grosses entreprises ne veulent pas mettre d’argent dans le sport, je le regrette. Les autres le savent : on reçoit bien, on a un bon VIP et on fait des saucisses à chaque match ! »

Serait-ce un échec de ne pas être VAP à la rentrée ?

« Non, pas du tout. Et si ce n’est pas pour la prochaine saison, ce sera pour la suivante. Ça, c’est sûr. On a tout pour voir plus haut. Seule la salle est trop petite, comme depuis dix ans. On a une possibilité d’extension de 500 places mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour les élus. »

Une fois le budget réuni, il faudra aussi convaincre des joueurs de vous rejoindre. N’est-ce pas compliqué ?

« Au début, ça l’était. Quand on leur parlait de Sarrebourg, ils ne connaissaient pas. Maintenant, non. Au contraire. Ils savent qu’on est un club sérieux, avec du public, une bonne ambiance et que tous les engagements pris sont respectés. Ici, les salaires sont payés en temps et en heure, ça se sait. »

Avez-vous déjà avancé dans votre recrutement ?

« Un premier joueur s’est engagé la semaine dernière mais je ne peux pas dévoiler son nom. Ce que je peux dire, c’est que si on veut progresser, il faut taper au-dessus de la N1… Il y aura aussi un deuxième gardien pour remplacer Aristide Ewe (centre de formation de Cesson-Rennes) , un arrière droit gaucher et un pivot défenseur. »

Ne craignez-vous pas de perdre votre âme en Pro D2 ?

« Non, le club doit y aller. Ça ferait rêver tous les Sarrebourgeois. »

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