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Pour Olivier Girault, la réussite du hand français est «tout sauf une surprise !»

Rédigé le Lundi 30 Avril 2018 à 16:28 | Lu 683 fois


Il y a aura donc 3 clubs français au Final Four de la Ligue des Champions les 26 et 27 mai à Cologne (Allemagne) : le PSG, Nantes et Montpellier. Le président de la Ligue nationale décrypte un exploit unique.


© Photo / Le Parisien / Frédéric DugitSportsAccorhotels arena bercy Paris XIIe, le 03 février 2018Une journée dans les pas d'Olivier Girault, nouveau président de la ligue de hanball fançaise.Ici au Hand Star Game, dans la peau du président de la ligue.
© Photo / Le Parisien / Frédéric DugitSportsAccorhotels arena bercy Paris XIIe, le 03 février 2018Une journée dans les pas d'Olivier Girault, nouveau président de la ligue de hanball fançaise.Ici au Hand Star Game, dans la peau du président de la ligue.

Pour la première fois de l'histoire, le handball français aura trois représentants au Final Four de Cologne de Ligue des Champions, les 26 et 27 mai prochains. Une performance qui ne surprend pas le nouveau président de la Ligue nationale de handball, Olivier Girault, ancien capitaine des Bleus champions olympiques.

Est-ce inattendu de retrouver deux (ou trois) clubs français au Final Four de la Ligue des champions?
OLIVIER GIRAULT
. C'est tout sauf une surprise. Cela fait plusieurs années qu'on sent les clubs français se hisser au niveau des meilleurs européens. L'équipe de France s'est décomplexée très tôt de l'hégémonie de la Russie et de la Suède. Malgré le talent, on n'avait pas encore réussi à franchir ce cap en club. La densité de notre championnat empêchait nos représentants de s'affirmer sur la scène européenne. En fin de saison Barcelone, Kielce ou Veszprém, qui n'ont quasiment pas d'opposition sur leurs terres, arrivaient en pleine possession de leurs moyens alors que nos clubs, eux, étaient épuisés par les batailles livrées sur le sol français.

Qu'est-ce qui a changé ?
Tous se sont adaptés et se sont donnés les moyens de pouvoir être ambitieux. Aujourd'hui, l'objectif n'est plus participer à la Ligue des Champions, mais de la remporter. Ce qui est énorme, c'est que les trois s'appuient sur des modèles différents. Paris, que certains voyaient comme une association de malfaiteurs de luxe, s'est construit sur le modèle des Galactiques du Real Madrid en football. Il écrit son histoire en offrant, en plus, une vitrine extraordinaire à notre discipline. Montpellier, l'historique, a traversé des difficultés. Mais il est reparti sous l'impulsion du «Sorcier» Patrice Canayer et son mélange d'internationaux étrangers et de jeunes internationaux français. Et à Nantes, il y a le fantasque Thierry Anti, devenu l'un des meilleurs coachs au monde. Avec son équipe dirigeante, ils ont bâti en très peu de temps un club d'un niveau et d'une popularité hallucinante. Leur présence révèle que le championnat de France est devenu le meilleur au monde. Et ça, c'est une réelle fierté.

Est-ce un accident ou désormais la norme de voir plusieurs français s'inviter dans le dernier carré européen ?
Il faut toujours une première fois. La saison que réalisent nos clubs est exceptionnelle. Mais je pense qu'il faudrait en gagner une pour vraiment lancer le mouvement. Le paradoxe, c'est que ce serait dur, déchirant même, de retrouver deux clubs français face à face en finale. Mais soyons clairs, c'est aussi un rêve qui deviendrait réalité.

La Ligue des Champions peut-elle échapper à un club français ?
Bien sûr qu'elle peut nous échapper et tous les qualifiés le savent. Seuls les plus forts arrivent au Final Four, mais c'est la meilleure équipe du monde qui rafle la mise. Cette compétition, c'est un choc de Titans. Aucun club français ne manque d'humilité au point de croire que décrocher le Graal est une formalité. Vingt-quatre heures après avoir tout donné pour gagner sa place en finale, il faut trouver l'énergie pour remettre ça. Il n'y a rien de plus dur !

Qui aura l'étiquette de favori à Cologne ?
Paris, qui a échoué d'un but l'an passé, a l'expérience du Final Four pour espérer aller au bout. Mais ses plus gros adversaires européens sont désormais ses compatriotes. Montpellier et Nantes ont l'avantage de les connaître par coeur. Mieux vaut pour Paris éviter les Français et croiser le fer avec un étranger.

Stéphane Bianchi
http://m.leparisien.fr

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