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Paris s’offre un podium tricolore

Rédigé le Dimanche 27 Mai 2018 à 17:33 | Lu 512 fois


Les deux favoris de la compétition, les deux premiers des groupes A et B, se retrouvent en petite finale ce dimanche suite aux déconvenues subies hier. Quelle équipe aura le mieux récupéré physiquement mais surtout mentalement pour aller chercher la seule médaille disponible dans cette rencontre ? A noter que ce sera également une revanche pour le PSG par rapport à la grande finale perdue l’année dernière contre le Vardar.


Paris a bien du mal

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Le grand absent du match se nomme Sterbik puisqu’il a été remplacé sur la feuille par Gjorgjeski. Sur le terrain, Paris a fait tourner aux ailes avec les titularisations de Kounkoud et Keita. Les deux parisiens voient d’ailleurs leurs premiers shoots détournés par Milic. La défense du Vardar est extrêmement agressive sur les arrières parisiens, qui prennent de nombreux coups. Qu’importe, puisque cela permet aux macédoniens de creuser l’écart en encaissant que deux buts en onze minutes. Offensivement, les joueurs du Vardar s’appuient pour leur part sur la vision de jeu de Cindric et la puissance des arrières pour mener 3-6. On a du mal à reconnaître le jeu parisien alors que les joueurs commencent à s’agacer, à râler sans pour autant se désunir puisque les encouragements entre eux sont présents.

Mais Paris se réveille

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
L’écart au score réveille cependant la hargne parisienne et permet au PSG de recoller à une longueur grâce à un Kounkoud retrouvé. Le match s’emballe, les deux équipes jouent le jeu de transition à cent à l’heure et se répondent coup pour coup. A ce petit jeu, c’est le PSG qui s’en sort le mieux, comme depuis le début de saison, lorsque qu’ils s’appuient sur ce secteur. Sans paniquer, ils égalisent à 10-10 à la vingtième. Alors que tout le public français réclame l’entrée de Narcisse, pour son dernier match européen, Paris doit faire sans lui sans pour autant réussir à creuser l’écart. Ils se font même dépasser par le Vardar Skopje sur un dernier pénalty de Cupic, qui ramène ses coéquipiers aux vestiaires sur le score de 14-15.

L'ambiance monte

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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D’entrée de seconde mi-temps, Paris reprend un éclat et se retrouve à trois unités derrière pendant de nombreuses minutes. Sous l’impulsion d’une défense haute et agressive et d’un bon Corrales, les joueurs de la capitale ne se laissent pas faire pour égaliser à 20-20 sur un but de Keita avant de demander à leur public de pousser. C’est ce qu’ils font dans une ambiance folle avec une standing ovation lorsque Narcisse rentre sur le terrain à la quarantième. Deux minutes plus tard, c’est Maqueda qui prend rouge de manière discutable et laisse sa défense orpheline. Une situation qui tend le match et les arbitres qui commencent à multiplier les erreurs de chaque côté.

Serré jusqu'au bout

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
La différence est minime entre les deux équipes qui n’arrivent pas à se séparer de plus d’un but sachant que c’est le Vardar qui est souvent en tête au tableau d’affichage, alors que Paris se contente d’égaliser comme à 23-23 sur le premier but de Daniel Narcisse dans une clameur assourdissante. Corrales détourne ensuite un pénalty important puisque sur l’action qui suit, Remili envoie un missile pour refaire passer le PSG devant. Malheureusement, le portier parisien fait ensuite une erreur qui coûte cher sur une relance manquée qui permet à Cupic d’égaliser facilement. Les dernières minutes sont tendues mais Paris gagne ce match 29-28 en s’appuyant sur une défense hermétique et une couverture sur le pivot sans faille dans le money-time. Une victoire qui permet au PSG de décrocher une troisième médaille en trois ans, même si ce n’est pas la plus belle, et qui permet aussi au handball français de réaliser un podium 100% français historique en Ligue des Champions. 

Statistiques

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
Paris : Corrales (15/39), Omeyer (1/5) – Gensheimer (4/5), Mollgaard, Stepancic, Keita (1/4), Sagosen (5/9), Kounkoud (5/6), Remili (9/15), Abalo, Karabatic.L (0/1), Hansen (1/1), Narcisse (1/1), Nielsen, Karabatic.N (3/8), Nahi
 
Vardar : Milic (10/38), Gjorgjeski – Stoilov (0/2), Popovski, Kristopans (4/4), Moraes (2/4), Maqueda (5/6), Karacic (0/1), Abutovic, Canellas (0/1), Cindric (7/12), Cupic (5/8), Dibirov (1/2), Shishkarev, Borozan (3/9), Marsenic (1/1)

Réactions d'après-match

Crédit Photo : Gustavo Bogota - HandPlanet
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Thierry Omeyer : « C’est toujours compliqué de jouer ce genre de match entre deux équipes qui s’accrochent jusqu’au bout et où personne ne veut perdre. On rate notre demi-finale hier mais quand on regarde notre saison en Ligue des Champions c’est vraiment dommage. Avec cette formule ça ne pardonne pas. »
 
Stojanche Stoilov : « Je ne sais pas ce que sera l’année prochaine. On a fait une belle saison, on s’est battu beaucoup mais c’est comme ça. Cette année, nous n’avons pas gagné mais c’est le sport et les meilleurs gagnent. »
 
Luka Karabatic : « C’était difficile, le contexte fait que l’on a tous passé une mauvaise soirée, on a eu du mal à dormir évidemment. Le moment de la saison est compliqué car on sait que dans quatre jours on a un match extrêmement important à jouer chez nous et pourtant on avait ce match à jouer aujourd’hui. C’est pour aller chercher une troisième place, qui c’est vrai ne veut pas dire grand chose parce qu’il y a juste le titre qui compte mais on avait quelque chose à démontrer en temps que groupe. On a été chercher cette victoire, on s’est battu comme des chiffonniers et c’est cela qu’il faut retenir. On avait à cœur de jouer pour notre public, nos dirigeants, notre staff. Aujourd’hui, le fait que ce soit le dernier match européen de Daniel c’est dur pour nous tous et on s'est dit avant le match qu’on voulait faire quelque chose de beau car il le mérite. Le destin lui a donné cette fin de match où il nous a apportés et c’est très beau qu’il puisse finir comme cela. »
 
 
Damien Polonais pour Hand Planet

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