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Paris remporte le choc des défenses

Rédigé le Samedi 3 Juin 2017 à 18:15 | Lu 691 fois


C’est le grand jour pour le Paris Saint-Germain Handball, qui retrouve, en demi-finale de l’EHF Champions League, un habitué des lieux avec les Hongrois de Veszprem. Ces derniers restent sur trois Final 4 consécutifs sans avoir accroché le titre et ils voudront se défaire des Français, qui les ont battus à deux reprises lors des matchs de poule (28-29 puis 28-24).

Dans une ambiance surchauffée par le show d’ouverture, les joueurs rentrent sous les applaudissements d’un public fourni. À l’applaudimètre, Gensheimer ou Omeyer font monter les décibels tandis qu’on ne peut que regretter les nombreux sifflets pour l’entrée des frères Karabatic et surtout celle de Nikola.


Le public n’attendait que cela

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Stepancic montre la voie au PSG Handball en ouvrant le score après une très longue action avant d’être imité par Sulic. Les deux premiers buts de Veszprem sont inscrits sur des erreurs ou anticipations défensives trop flagrantes des Parisiens. Pour autant, les blancs tiennent le score grâce notamment à Gensheimer, qui inscrit trois buts de rang pour porter le score à 3-4. L’agressivité défensive du PSG et les arrêts d’Omeyer permettent de récupérer des ballons précieux, qui ne sont malheureusement pas tous exploités positivement sur le jeu de transition. Qu’importe puisque les rouges ne marquent plus et que Paris se détache à 4-7 à la 13ème sur un missile d’Hansen pleine lucarne. Alors que Mikler met en échec Stepancic, le public hongrois se met à pousser fort ou siffler fort et Palmarsson réussit l’exploit de loin pour maintenir en vie Veszprem.

Le refus de jeu comme meilleure arme

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
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Cela ne plaît pas beaucoup à Mikkel Hansen, qui est bien décidé à enlever toutes les toiles d’araignées présentes à Cologne. De l’autre côté , c’est son gardien Omeyer qui multiplie les sauvetages sans pour autant permettre aux blancs de creuser l’écart puisque Stepancic, très peu en réussite, ne transforme pas les occasions. Gajic en profite alors et parvient à tromper le gardien français sur pénalty pour ramener le score à 7-8. Après de nombreuses minutes sans but, Abalo conclut enfin une longue action brouillonne, mais Veszprem s’en remet de nouveau au jet de sept mètres pour espérer. Face à des défenses très compactes, les deux équipes ont bien du mal à trouver les solutions offensives et jouent souvent jusqu’à la limite du refus de jeu. A ce petit jeu, Paris est amorphe, personne ne parvient à se détacher et les deux équipes rejoignent les vestiaires sur le score de 11-11 après un dernier but de Lekai.

Le jeu s’accélère et Omeyer sort les griffes

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
La seconde mi-temps démarre tambour battant avec des réalisations d’Ilic et Narcisse par deux fois, le tout en quatre-vingt-dix secondes de jeu. Toujours aussi impressionnant et rugueux défensivement, Paris gâche des ballons importants qui permettent à Veszprem d’obtenir des situations faciles et de passer devant à 15-14 sur un but de Nilsson. Le combat de pivots est engagé lorsque Nielsen lui répond avec deux buts coup sur coup, mais c’est bien les arrêts d’Omeyer et la montée de balle de Gensheimer qui oblige Xavier Sabate à poser un temps-mort : 15-17 à la 39ème. Choix positif un court instant puisque le PSG creuse l’écart à trois longueurs. Cela ne dure pas longtemps et les rouges reviennent immédiatement à porter de fusil grâce à la première parade d’Alilovic puis à une réalisation de Marguc. 

Indécis jusqu’au bout

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Le premier shoot transformé en but de Remili permet au PSG de souffler un peu alors que les rouges montent d’un cran leur défense. Pari gagnant avec l’égalisation à 21-21 par Blagotinsek à 11 minutes du terme. La tension monte, les bancs se lèvent pour réclamer des sanctions sur chaque action litigieuse, ce qui enchante un public aux anges. Et alors que le jeu gagne une nouvelle fois en rapidité, Gensheimer puis Hansen redonne de l’air à leur équipe et aux supporters franciliens. L’appui zone sifflé contre Kounkoud maintient un suspens haletant dans cette fin de partie surtout quand Mikler détourne le pénalty généreux accordé à Narcisse et tenté par Hansen. Comme un symbole, le bol d’air vient d’un tir à la hanche et le premier but de Nikola Karabatic, lui qui a subi les assauts hongrois sans broncher. Malgré le dernier ballon offensif de Veszprem, Paris s’impose 26-27 grâce à son frère Luka, qui plonge sur un ballon cafouillé par Ilic.
 
Dans une rencontre qui aura tenu toutes ses promesses, avec un combat de tous les instants, les joueurs du PSG vont pouvoir disputer leur première finale d’EHF Champions League. De son côté, Veszprem échoue une nouvelle fois dans sa quête du titre au Final 4, mais pourra compter les années prochaines sur une équipe renforcée.

Statistiques

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
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Veszprem : Mikler (10/30), Alilovic (2/9) – Ivancsik (0/1), Schuch, Ilic (1/5), Palmarsson (1/6), Gajic (5/5), Nilsson (2/3), Nagy (6/11), Ugalde (0/2), Marguc (5/5), Rodriguez, Terzic, Blagotinsek (2/3), Sulic (1/2), Lekai (3/6)
 
Paris : Skof (0/3), Omeyer (11/34) – Gensheimer (7/9), Mollgaard, Accambray, Stepancic (1/3), Kounkoud, Barachet, Remili (3/4), Abalo (2/3), Karabatic.L (1/2), Hansen (7/12), Narcisse (3/5), Nielsen (2/2), Karabatic.N (1/4), Nahi

Réactions d'après-match

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
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Dragan Gajic : qu’a-t-il manqué à Veszprem pour s’imposer aujourd’hui dans cette grosse ambiance ?
« Je ne pense pas grand chose. Pendant quarante-cinq minutes, on a été derrière Paris. Il y avait toujours zéro, un ou deux buts d’écarts, mais à la toute fin, on a le ballon pour faire match nul. C’est très difficile pour nous, j’espère que Paris va gagner et que la France aura un second titre après celui de Montpellier. »
 
Luc Abalo : « Cela représente beaucoup de travail accompli depuis 2012, depuis que ce nouveau PSG existe. Moi qui suis là depuis le début, je suis content de ce résultat. Maintenant, le Final 4 tout le monde peut le gagner et ce n’est pas parce que c’est notre première finale qu’il faut être content d’être là. On a tous les jambes lourdes et demain, cela va se jouer à ça. A l’équipe qui aura le plus d’envie et qui sera le plus frais physiquement. A aucun moment, j’ai été confiant dans ce match, jusqu’au bout, il ne faut pas se dire qu’il est terminé. »
 
Nedim Remili : « C’est énorme, c’est le travail de toute une saison. Ça se joue à des détails ici donc même si on perd des ballons, il faut vite les récupérer derrière. On a joué notre handball, on a défendu dur et on a récupéré assez de ballons pour avoir l’opportunité de passer devant en attaque placée. On a eu des balles de +3, mais c’est une demi-finale de Ligue des Champions donc il y a toujours un moment où s’est compliqué, on savait que la fin de match serait compliquée, mais on a su être sérieux pour s’imposer. »
 
Luka Karabatic : « Ce dernier ballon, je le vois trainer, je saute dessus. En tout cas, je m’étais dit bat toi comme un chien, chaque ballon faut lui sauter dessus et cela a été notre état d’esprit aujourd’hui. On s’est bien battu, on a donné tout ce qu’on avait sur le terrain. On savait qu’il ne fallait pas calculer, que ce serait un combat virulent et ça a été le cas. On n’a pas forcément bien joué en attaque tout le temps, mais après face à une équipe de Veszprem, qui a une très bonne défense, c’est normal. Eux aussi ont eu du mal en attaque et on savait que ça passerait par une bonne défense. Il faut peut-être un peu plus de montées de balle comme on a réussi à le faire au début du match. »
 
Nikola Karabatic : « Je suis très fier, très heureux, mais en même temps, je suis déjà concentré sur demain. C’est notre objectif numéro un. Faire avancer le club alors que l’année dernière, on échoue en demie. On a beaucoup d’ambitions et on est fier, mais ce n’est pas fini, il reste un match et il va falloir récupérer. Il y a beaucoup d’enjeux, de nervosité, cela se joue aussi dans la tête, sur la lucidité et en défense. Ce soir, on a fait un très gros jeu défensif et en deuxième mi-temps, on a su faire évoluer notre jeu, trouver des solutions et ne jamais baisser les bras. Je suis fier de l’équipe et des gars, ce soir. »
 
Uwe Gensheimer : « On a eu quelques buts faciles aujourd’hui contre Veszprem et c’est une clé de notre succès. On a eu une très belle défense aujourd’hui également. »


Damien Polonais à Cologne pour Hand-Planet

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