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Parfum de crise à Compiègne

Rédigé le Jeudi 24 Janvier 2019 à 09:36 | Lu 836 fois



David Ruch, qui rencontrera le comité directeur ce vendredi, est très inquiet pour l’avenir du club. LP/Florent Pervillé
David Ruch, qui rencontrera le comité directeur ce vendredi, est très inquiet pour l’avenir du club. LP/Florent Pervillé
Avant-dernier en N 2, le club s’agite en coulisses pour trouver des solutions et éviter la descente.

« J’ai envie d’y croire, mais il faut des changements radicaux. En l’état, on peut déjà se considérer en N 3 ! » David Ruch, le manageur général et entraîneur de Compiègne, est profondément inquiet pour l’avenir. La neuvième défaite en onze journées de N 2, concédée (25-34) samedi contre le mal classé Mélantois, a laissé des traces. Le club n’a gagné que deux fois et occupe l’avant-dernier rang à trois points du premier non-relégable.

Une réunion de crise a donc été organisée mardi soir en présence des joueurs, de Ruch et du président, Christophe Lengellé. « On a lavé le linge sale en famille, confie l’ex-pro Mohamed Sy, l’un des joueurs cadres. Nos jeunes n’ont jamais connu de crise, la réponse passe par le travail. On est tous responsables. Il faut rester unis, et ne pas penser qu’on ne va s’en sortir qu’au mental. Ce serait une illusion… »

L’entraîneur prêt à céder sa place

Le son de cloche est le même du côté de Ruch. Pour l’ancien adjoint à Ivry (D 1, 2008-2012), la combativité n'est pas une solution miracle. « J’ai expliqué aux joueurs que si le dernier levier, c’est on reste solidaires et on se bat, ça sent le sapin, martèle-t-il. Ce discours est le fonds de commerce des équipes en difficulté. Généralement, elles finissent reléguées… »
S’il est d’accord avec Sy sur l’aspect travail, Ruch considère qu’il ne suffira pas à lui seul. « On a aussi un souci de compétences dans le jeu », soupire le manageur général. Ce constat alarmant sera l’un des sujets d’une réunion entre Ruch et le bureau directeur vendredi matin.

Celui qui n’a jamais caché vouloir quitter le banc en fin de saison compte proposer des orientations concrètes. L’une d’entre elles est de prendre du recul dès maintenant. « Mes changements techniques et tactiques n’ont pas porté leurs fruits, soupire Ruch. On pourrait laisser le groupe s’autogérer en disant : prenez vos responsabilités, allez chercher le maintien ! » Autre piste : le renouvellement du discours en nommant Antoine Lachèvre, un coach diplômé du club, au poste d’adjoint. « On pourrait aussi faire un coup en me remplaçant par un entraîneur de l’extérieur, qui amène tout de suite quelque chose de différent », complète Ruch.

Ce dernier évoquera également le cas des joueurs. « On pourrait aussi reserrer le groupe, ce qui laisserait moins de place pour la jeunesse, dit-il. Ou enrôler une grosse recrue pour six mois afin de combler certains manques. » La balle est désormais dans le camp du président, resté injoignable.


Anthony Yatkin

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