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Les Bisontines reines du money-time ?

Rédigé le Dimanche 25 Septembre 2016 à 01:39 | Lu 1229 fois


Les handballeuses bisontines recevaient ce soir à 18h, devant les caméras de Bein Sport l’équipe de Nantes pour le compte de la troisième journée de LFH. Le palais des sports n’avait pas fait le plein. Les absents auront eu tort de ne pas s’être déplacés pour vivre un match au suspens, tant pis pour eux. L’invincibilité de l’ESBF est encore préservée avec cette nouvelle victoire à domicile (26-25).


Photo : AH Roth
Photo : AH Roth
Anna Manaut montre la voie pour son équipe en ouvrant la marque au bout de deux minutes (1-0, 2e).  Nunez et Kolczynski  permettaient aux Franc-comtoises de prendre un peu le large dans cette rencontre (4-1,  4e). Rien n’était encore jouer pour les joueuses du duo Tervel-Delerce qui gardaient malgré tous les commandes. Le dernier rempart bisontin Catherine Gabriel y aller même de son but, d’un tir magistral dans les cages désertées nantaises (7-4, 10e). Nantes ne s’avouait pas vaincu pour autant en obtenant même l’égalisation après un 3-0 signait de Schop, Stoljkovic et Lignière (8-8, 14’17). Les Bisontines ne lâchaient pas pour autant et repartaient même de l’avant grâce au quatuor Dazet, Lévêque, Bouquet, Kolczynski (12-8, 17’41).  Mais l’écart n’était toujours pas acquis. Touré, Kieffer et Zazai accéléraient à leur tour afin de permettre à Besançon de prendre le large (15-11, 25’38).  Malgré ces quatre longueurs d’avance, l’ESBF ne possédait plus que deux buts au retour aux vestiaires (16-14 MT).  Une petite avance qui allait sans doute permettre aux actrices de la rencontre de rester concentrer jusqu’au bout.
 
Au bout du suspens…
 
La reprise de la seconde mi-temps tournait en faveur de Nantes qui revenait des vestiaires avec un tout autre visage. Les joueuses de Jan Basny égalisaient même rapidement dans cette reprise par l’intermédiaire d’Escribano et Coatanea (17-17, 36e). Tout était à refaire les Bisontines. Malheureusement, les Nantaises reprenaient de plus en plus confiance en leur jeu. Bien aidé aussi par sa gardienne Pierson qui sortait les arrêts. Un 3-0 encaissait et l’ESBF voyait Nantes prendre les rênes pour la première fois de la rencontre (19-20, 40’42). Comment allait bien pouvoir réagir la jeune équipe Bisontine ?  C’est s’en s’affoler et en faisant preuve de maturité que Besançon restait dans un premier temps au contact de son adversaire. Grâce notamment, à sa gardienne Gabriel qui entretenait l’espoir en  multipliant les parades. Alice Lévêque sonnait alors la révolte en égalisant (20-20, 44’18). Le plus dur n’était pas encore fait et le mano à mano se mettait en place. La tension était à son comble dans le money-time pour le millier de supporters du palais des sports. Le trio Lévêque, Zazai et Bouquet redonnaient l’avantage aux Franc-comtoises (24-23, 51’23). Les Nantaises restaient toujours dans le tempo répondant deux fois aux artilleuses Bisontines d’abord par Chesneau (24-24, 52’40) puis par Holta qui répondait à Julie Dazet (25-25, 57’46). Le mot de la fin revenait alors à Amanda Kolczynski qui inscrivait un but en or dans la dernière minute. Une réalisation qui enflammait le millier de supporters bisontin qui avaient répondu présent. Le public se mettait même à la mode islandaise avec un « claping » afin de soutenir son équipe.
Cette dernière réalisation allait s’avérer suffisante pour faire le bonheur des Bisontines qui l’emportaient au final d’un, mais précieux petit but (26-25).
 
 
Les money-times se suivent et se ressemblent en ce début de saison. 2016-2017 pour un collectif jeune qui ne cesse d’impressionner par sa maturité de match en match.
Quel autre suspens nous réservera l’ESBF lors de ces prochaines sorties ?
 
Les réactions :
 
Raphaëlle Tervel : « Une victoire attendue. C’était sûr que l’on allait avoir un scénario comme ça. On l’avait dit Nantes, c’est une très belle équipe, c’est costaud. Il y a du monde, on s’attendait à un match serré comme tous les week-ends. De toute façon, tous les week-ends, on s’attend à ce genre de match. On sait que l’on n’a pas de marge pour faire plus pour l’instant. Nous ce qui nous intéresse, c’est d’être à la fin devant. Ce que je retiens, bien évidemment, c’est qu'encore une fois le money-time, il  tourne de notre côté. Ça montre que vraiment, elles ont appris de l’année dernière. C’est ça qui est bien, c’est qu’elle avance. Et que tout ce qu’on a travaillé l’année dernière sur le jeu sans ballon, ça porte ses fruits. La preuve, le dernier but d’Amanda (Kolczynski) c’est exactement ça. C’est une superbe victoire, c’est une victoire de tout le groupe parce que tout le monde à jouer et tout le monde à apporter même Illona (Kieffer), elle joue cinq minutes, elle met son but. Et le but, il fait la différence à la fin. A un moment donné tout le monde est concerné et c’est ça qui nous pousse.»
 
HP : On a du mal à ressortir une joueuse en particulier…
 
RT : « Oui, voilà, c’est ça, c’est le collectif. Nous, on sait que c’est notre credo, on n’a pas de stars. La star, c’est l’équipe. »
 
Sandrine Delerce : « Oui, une victoire un peu folle alors qu’elle était prévue pour être au début un peu moins folle. Elle était plutôt bien engagée en première mi-temps. On avait bien maitrisé. On avait les balles pour passer a +6, +7. Des montées de balles ratées, des petites balles ratées, c’est dommage. On les a bien fait douter. On les a bien fait déjouer. Tout était par rapport au plan tactique en première mi-temps parfait sauf un petit peu la réussite aux tirs. Et avec des arrêts de gardiennes de notre côté encore un peu timide ce qui ne nous a finalement pas permis de tuer le match en première mi-temps. On les a laissées espérer, on les a laissées à deux buts, trois buts et après elles sont revenues tout doucement. Là-dessus, elles y ont crues, n’ayant pas tué le match et puis, elles ont joué leur vatout jusqu’au bout. Il a fallu attendre vraiment la 58ème minute pour que l’on puisse repassera devant, mais bon ça a été difficile. Parc contre, voilà, ça fait quand même trois money-times que l’on gagne sur l’ensemble des trois matchs de championnat. Donc on est contente, car ça veut dire qu’au niveau de la maturité de la gestion de ses moment-là c’est mieux, c’est nettement mieux. Qui plus est avec des joueuses complètement différentes. C’est bien ça veut dire que l’équipe est complémentaire, elle travaille, tout le monde est concerné et le jour où la copine n’est pas là, il y en a une qui est capable de suppléer très bien autant en défense qu’en attaque. »
 
HP : On sent la victoire d’un collectif avec la victoire de ce soir ?
 
SD : «  Oui, oui, c’est un vrai collectif, c’est clair. Tout le monde est rentré encore. Ça fait trois matchs que tout le monde joue. Tout le monde se sent concerné. Deux jours avant Maria Munoz ne joue pas, mais on trouve Marie (Lachat), il n'y a pas de soucis. Elle doit jouer, elle joue. Ça ne nous pose aucun problème. On a confiance de toute façon dans nos joueuses du centre de formation. Et puis, dans l’ensemble du groupe, des vingt joueuses. »


Anne-Hélène Roth
pour Hand Planet

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