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Le club d’Epinal va devoir éponger près de 90 000 euros de dettes !

Rédigé le Vendredi 27 Octobre 2017 à 11:01 | Lu 2142 fois


Le club de handball spinalien a de grosses difficultés financières. Le président Georges Fauvet et la nouvelle équipe dirigeante ont révélé un passif de 87 000 euros !


Fraîchement élu président d’Epinal Handball après en avoir été vice-président, Georges Fauvet, micro en main, doit faire face à une situation financière délicate qui pose questions sur l’avenir du club.  Photo Philippe BRIQUELEUR
Fraîchement élu président d’Epinal Handball après en avoir été vice-président, Georges Fauvet, micro en main, doit faire face à une situation financière délicate qui pose questions sur l’avenir du club. Photo Philippe BRIQUELEUR
Il y a les postures, plus ou moins convaincantes, et les faits. Incontestables avec les chiffres à l’appui. Ceux présentés hier par la nouvelle équipe dirigeante d’Epinal Handball, dont une partie était déjà au club ces dernières années, sont sans appel. La commissaire aux comptes, Julie Antonelli, a lancé une procédure d’alerte de niveau 1. Successeur de Régis Antoine à la présidence le 18 mai, Georges Fauvet a reçu un courrier recommandé le 13 octobre. Il doit, avec son comité directeur, dans un délai de 15 jours, présenter toutes les mesures nécessaires à la survie de l’association. Ledit comité se réunit ce soir pour acter ce plan d’urgence. Brutal mais nécessaire. « Il faudra 4 à 5 ans pour tout éponger », prévient Georges Fauvet.

La situation est critique : le passif s’élève à 87 000 euros ! Si la mairie n’avait pas volé au secours de l’association ces dernières semaines, l’assemblée générale d’hier, qui avait aussi pour but d’aligner les comptes sur les saisons sportives plutôt que les années civiles, n’aurait pas eu de raison d’être. Le club, aux 300 licenciés, est aujourd’hui positif à la banque, grâce à la Ville d’Epinal. Qui a déjà versé la totalité de la subvention 2017 et anticipé une partie de celles des trois prochaines saisons (voir par ailleurs). « Sans cela, on aurait peut-être déjà déposé le bilan », dixit Eric Boshart, successeur de Frédérique Aubertin comme trésorier, qui a longtemps occupé ces fonctions au GET Vosges.

20 000 euros de factures impayées en 2016 !

Avec de nombreux tableaux à l’appui, il a étayé ce que Michel Lambert, l’un des vice-présidents, qualifiera de « réalité froide et cinglante. » Fin 2015, le club, au budget annuel de 500 000 euros, présentait un passif de 11 200 euros. Qu’il a creusé de 14 000 euros supplémentaires en 2016. Et, avec l’explosion de certaines dépenses, de 61 800 euros lors des… 6 premiers mois de 2017. « Sur ce premier semestre, il y a 20 000 euros de factures qui n’avaient pas été honorées en 2016 », souligne Eric Boshart.

On pourra toujours épiloguer sur les responsabilités des uns et des autres. Bruno Aubertin, membre du comité directeur, a lu une lettre rédigée par Régis Antoine, absent très présent hier et actuel directeur administratif du club. Où il défendait son bilan et regrettait de n’avoir pas été soutenu par certains membres des comités directeurs, passé et actuel. L’heure est à l’apaisement - « Nous ne sommes pas dans une logique d’agression », selon Georges Fauvet - et à l’instinct de survie pour ceux qui, désormais, tiennent le gouvernail. « Vu nos dettes, la trésorerie est faible », prévient Eric Boshart. Ce soir, le comité directeur prendra des décisions lourdes. En ayant à l’esprit que ses vitrines, les équipes féminine et masculine de N1, doivent s’y maintenir dans le futur. Sinon, elles pourraient ne plus être attractives pour des partenaires privés ou perdre des aides des collectivités liées à leurs performances. « L’application de ces mesures sera très rapide voire immédiate », prévient Georges Fauvet.


Stéphane MAGNOUX
www.vosgesmatin.fr

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