Menu
handplanet handplanet


handplanet

Le Vardar roi du buzzer à Cologne

Rédigé le Dimanche 4 Juin 2017 à 18:01 | Lu 908 fois


Le moment tant attendu par tous les amoureux de handball et par tous les fans parisiens est enfin arrivé. Une finale d’EHF Champions League qui oppose les joueurs de la capitale aux Macédoniens du Vardar Skopje. Quelle équipe ira chercher son premier sacre européen ? Réponse après soixante minutes d’un spectacle haut en couleur.


Les défenses prennent le pas

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Sous une bronca honteuse, les joueurs parisiens engagent le match le plus important de leur saison. Ils répondent dans le jeu puisque c’est bien eux qui trouvent la mire en premier par l’intermédiaire de Remili. Mais après quelques décisions sévères contre les bleus, Dujshebaev fait repasser les Macédoniens devant. La défense parisienne est bien en place. Elle ralentit toutes les actions adverses, mais se voit pénalisée par des jets de sept mètres, deux en huit minutes, transformés par Cupic : 2-3. Une perte de balle du PSG permet ensuite au Vardar et à Shishkarev de prendre une première option dans cette partie avec trois buts d’avance. Qu’importe, Paris laisse faire et malgré les parades de Sterbik, le club francilien revient à un but grâce à une réalisation de Gensheimer au pénalty. 

Paris revient petit à petit

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Omeyer ferme la porte à Dibirov parti seul en contre pour permettre à son équipe d’égaliser, mais Sterbik s’oppose aux tentatives bleues. Avec seulement quatre buts inscrits en vingt minutes de jeu, le PSG est logiquement derrière, mais grâce à sa défense et toujours à Omeyer l’écart reste faible. Il faut attendre un tir dans une position rocambolesque d’Abalo pour voir les filets trembler. Borozan marque et provoque la sortie temporaire de Nikola Karabatic sur la même action, ce qui fait du bien à son équipe. Heureusement pour Paris, Abalo invente un geste de génie, qui fait vibrer le public. Alors que le match s’accélère, les Hongrois se heurtent au dernier rempart, ne trouvent plus de solution, ce qui permet ensuite à Hansen d’égaliser à 10-10. Et c’est sur une interception de Nikola Karabatic que Stepancic s’en va tromper Sterbik pour renvoyer le PSG devant aux vestiaires à 12-11 après une folle remontée matérialisée par un 5-1. 

Le Vardar reprend la main

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Quoi de mieux qu’une roucoulette de Dibirov pour lancer la seconde période et redonner de la voix au public. Après une perte de balle sur engagement, Cindric permet au Vardar de mettre deux buts en quelques secondes pour porter le score à 13-15. Paris s’en remet à son meneur Nikola Karabatic pour survivre dans ce début de mi-temps si tendu. La défense n’arrive plus à bloquer aussi bien les assauts blancs et les quelques mauvais choix offensifs permettent au Vardar de marquer facilement. Nouvelles illustrations sur deux récupérations défensives d’Abutovic puis de Shishkarev, qui peuvent envoyer un tir de quarante mètres dans le but déserté afin de jouer en supériorité : 17-20.

Ne jamais rien lâcher

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Le couteau sous la gorge, le PSG se remet à défendre fort et à trouver de rares solutions offensives. Les cadres prennent leurs responsabilités à l’image de Narcisse qui ramène son équipe à une longueur. Pour autant, sur l’action suivante, les bleus enchainent les passes sans fixer et ils perdent logiquement la balle sur une transversale ailier-ailier. Il faut attendre la marseillaise entonnée par les cinq cents supporters parisiens pour voir les leur revenir à égalité sur un but de Gensheimer. Mais alors que le PSG a l’occasion de passer devant après les parades d’Omeyer, ce diable de Dibirov vient chiper un ballon précieux qui redonne l’avantage 21-22 à Skopje. Paris déjoue alors, n’ose plus prendre des risques et logiquement se retrouve détaché. A vingt-huit secondes de la fin, Omeyer fait un arrêt extrêmement important pour offrir la balle d’égalisation aux siens. C’est chose faite à sept secondes du terme avec un nouveau but du capitaine Narcisse alors que Paris joue sans gardien. Sur l’engagement, Raul Gutierrez pose un temps mort presque incompréhensible vu que le but était vide. Qu’importe, la tactique est gagnante puisque Cupic délivre le peuple macédonien d’un shoot au buzzer à l’aile touché par Omeyer et qui donne la victoire 23-24.
 
Le PSG Handball pourra nourrir d’immenses regrets dans cette finale où ils ont voulu peut-être trop gérer par rapport à leur style de jeu habituel. Le Vardar Skopje aura mieux joué en équipe pour s’adjuger son premier titre européen lors de leur première tentative au Final4. Ils imitent Kielce qui avait fait pareil l’année dernière.

Statistiques

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Paris : Skof (0/1), Omeyer (13/34) – Gensheimer (2/4), Mollgaard, Accambray, Stepancic (2/3), Kounkoud, Barachet, Remili (3/5), Abalo (3/3), Karabatic.L, Hansen (4/7), Narcisse (4/6), Nielsen (0/1), Karabatic.N (5/6), Nahi
 
Vardar : Sterbik (8/31), Milic – Stoilov, Moraes (0/1), Maqueda (0/1), Dereven, Karacic, Dujshebaev (2/6), Abutovic (1/1), Canellas (2/4), Cindric (3/6), Cupic (3/3), Dibirov (6/9), Shishkarev (3/3), Borozan (3/7), Marsenic (1/1)

Réactions d'après-match

Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Crédit Photo : Gustavo Bogota - Hand Planet
Daniel Narcisse : « Félicitations au Vardar et aux joueurs de l’équipe qui ont connus un très beau weekend en gagnant deux fois dans les dernières secondes. Je ne sais pas si cela s’est déjà produit. Quand vous perdez, c’est toujours difficile de trouver les mots pour les joueurs. On va pouvoir un peu se relaxer maintenant et l’année prochaine, on travaillera, on se bagarrera pour revenir une fois de plus. »
 
Nedim Remili : « Je ne sais pas si je peux avoir une bonne analyse à chaud. C’était très compliqué, ils ont été meilleurs que nous. On a perdu beaucoup de ballons, on savait que c’était des bons joueurs sur les trajectoires, un peu à l’espagnol, mais voilà, on n'a pas assez joué pour pouvoir espérer gagner. Je ne sais pas comment analyser ce match, mais aujourd’hui, on n'a pas réussi à les contrer. Cela s’est joué à un but comme depuis le début du Final4 donc félicitations à eux. »
 
Nikola Karabatic : « C’est dur quand on était si prêt d’échouer à un but. Je ne pense pas que c’est la défense étagée, qui nous a posé problème. C’est plus nous dans nos intentions. On n’était parfois pas agressif, pas tourné vers le but. Ce que Noka nous disait, ce n’est pas grave de rater si on met la tête dedans, si on y va à fond, on a le droit, mais ce qu’on a pas le droit, c’est de ne pas s’engager et de jouer en regardant la touche. C’est ce qu’on a fait parfois et c’est ce qui nous a un petit peu coûter ce match-là. »


Damien Polonais à Cologne pour Hand-Planet

Notez

Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 5 Mai 2019 - 16:12 Barcelone décroche son sésame pour Cologne