Menu
handplanet handplanet



Kentin Mahé : "Un grand moment ? La finale du mondial 2017"

Rédigé le Dimanche 26 Novembre 2017 à 11:51 | Lu 4389 fois


Kentin Mahé, 26 ans, demi-centre et/ou ailier gauche du club de Flensburg et de l'Equipe de France, a réussi aujourd'hui à s'imposer comme l'un des meilleurs handballeurs de sa génération.
Entre anecdotes et discussion sur son prochain départ pour Veszprém, Kentin a accepté de répondre aux questions d'Hand Planet.


Crédit Photo : Ingrid Anderson-Jensen
Crédit Photo : Ingrid Anderson-Jensen

HP : Kentin, tu joues aujourd'hui à Flensburg, et ce depuis 2015. Tu pars pour Veszprém l'année prochaine. Avais-tu le désir et/ou besoin de quitter l'Allemagne, ou bien le projet du club t'a séduit ?

 

K. Mahé : Plusieurs facteurs ont joué. D'une part, ça va faire 9 ans que je suis en Bundesliga. Je connais les salles, les ambiances, le quotidien du championnat depuis quelques années. J'ai recherché un challenge différent, je voulais sortir de ma zone de confort... On s'est dit avec ma copine qu'on était jeune, que si l'on voulait vivre à l'étranger, c'était maintenant, alors forcément quelque part on se mettra « en danger » dans un environnement qui ne nous est pas familier, mais nous avons pris cette décision tout de même.

D'autre part, les connaisseurs le savent, la Bundesliga a un rythme important. On enchaîne beaucoup de matchs, et tu joues chaque week-end contre une équipe susceptible de te battre.

 

Tu vas y retrouver beaucoup de noms connus, notamment William Accambray, quel est ton état d'esprit par rapport à ça ?
 

Je suis content de pouvoir évoluer pendant une année avec William, avoir un français dans l'équipe, c'est toujours plaisant. J'ai quasiment passé toute ma vie d'adulte en Allemagne, et je vais pouvoir regarder des films classiques français, comme le « Dîner de cons » car il va essayer culturellement de me mettre à niveau. Comme j'ai été éduqué en Allemagne, je ne connais pas tout ça. Puis, pouvoir pratiquer le français quotidiennement, c'est sympa. Et jouer dans une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité sera aussi une opportunité pour moi de progresser.

 

La Hongrie est un pays qui t'attire en dehors du hand ?
 

Je te mentirais si je te disais que c'était un rêve de vivre en Hongrie. On a passé 4 jours en Hongrie à Budapest, et si le club pouvait déménager, ce serait superbe. Mais ce sera une opportunité de visiter quelques villes européennes.

 

Peut-on un jour envisager de te voir jouer en France ? Qu'est-ce qu'il faudrait mettre sur la table ?

 

Franchement, ça aurait pu être envisageable, avant le contrat que j'ai signé à Veszprém, j'ai été attiré par certaines choses qui ont aussi dicté mes choix. L'option est toujours valable, car, on ne va pas se mentir, les contrats d'aujourd'hui ont moins de valeur. Tout est possible dans un futur proche, au terme de mon contrat à Veszprém.

Si je reviens en France à mes 30 ans, j'aurais envie d'être dans un club qui joue au niveau européen.

 

Quel est ton meilleur souvenir en tant que handballeur ? En club et en Equipe de France ?
 

La finale du mondial de 2017 (ndlr : remportée par la France à Paris) reste un des plus grands moments que j'ai eu le privilège de vivre.

En club, il y a eu des matchs un peu spéciaux, mais il n'y a pas encore eu un grand moment de handball.

 

 


Crédit photo : Ingrid Anderson-Jensen
Crédit photo : Ingrid Anderson-Jensen

Si tu devais nous raconter une anecdote de ta vie de handballeur, laquelle serait-ce ?
 

Il y a une anecdote en particulier que j'ai bien aimé.

C'était lors de la fermeture du club France après la finale des JO de Rio. Le club a éteint les lumières, fermé boutique, mais nous, on était pas prêt à rentrer. Mathieu Grébille avait emmené ses enceintes dans un sac à dos. C'était d'ailleurs drôle parce qu'il commençait à pleuvoir, toute l'équipe n'était pas là mais plusieurs joueurs étaient rassemblés. On a écouté de la musique sous la pluie , en plein milieu de Rio, et d'autres sportifs étaient avec nous ! Le bluetooth ne marchait pas, donc le téléphone était connecté aux enceintes par un fil, et la musique se coupait souvent parce qu'en dansant, le fil se déconnectait, et tout le monde sifflait à ce moment-là.

 

Côté famille, es-tu le seul handballeur parmi les enfants ?
 

Mon frère joue aussi au hand, il habite Hambourg, fait une formation en marketing et joue dans un club là-bas. Ma sœur n'en a jamais fait, car ma mère lui a mis en tête de faire autre chose.

Elle fait des études de kiné à Gérone en Espagne.

Mes parents, eux, rénovent une maison à Rouen.

 

Comment arrives-tu à conjuguer vie personnelle/familiale et vie de sportif de haut niveau ?

 

C'est dur, mais il y a deux semaines, ma sœur a fait un aller-retour en 48h à Hambourg, et on a pu se retrouver lors d'une journée. Sinon, je vois mes parents lors de mes déplacements avec l'EDF, et ils viendront fêter Noël ici.

 

As-tu été attiré vers un autre sport à un moment de ta vie ?
 

Quand on habitait sur les hauteurs de Monaco, j'avais 5-6 ans, et on jouait au foot, mais ça ne m'a pas plu plus que ça. J'ai fait de l'Aïkido, de l'athlétisme, du tennis, tout ça jusqu'à l'âge de 8-9 ans. Au foot, j'ai même eu un entrainement de test avec Mönchengladbach, j'y avais accompagné un ami, et l'entraîneur m'a dit de revenir. Mais moi je préférais le hand. Je ne regrette pas une seule seconde mon parcours.

 

 

Comment envisages-tu l'après handball ? Dans quelle ville pourrais-tu poser tes valises ?


Bonne question. Ça fait quelques années que je me dis que je n'ai pas envie d'être entraineur ou de rester dans le milieu du hand, pas par mauvaise expérience, juste parce que j'ai envie d'évoluer dans un nouveau registre. Ma vie a été marquée de manière très importante par ce sport. Donc je ne sais pas dans quel domaine je souhaiterais m'orienter, mais pas forcément dans celui du sport.

Mais aujourd'hui, tout est possible. Ma copine et moi pourrions ouvrir un café, être marchands de glace en Espagne, tenir un business à Düsseldorf....Soit être près de ses parents, soit dans un endroit où il fait chaud.

Merci à Kentin Mahé d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. 

Alexandrine André
Pour Hand Planet


Notez

Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 3 Août 2017 - 13:04 Les vacances des pros

Dimanche 18 Juin 2017 - 11:44 Le HBC Val de Seine en fête







Facebook