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Guillaume Joli | Je ressentais surtout le besoin de passer à autre chose !

Rédigé le Dimanche 20 Octobre 2019 à 11:52 | Lu 1705 fois


Retraité des parquets depuis la fin de saison dernière, Guillaume Joli revient sur sa carrière et nous parle de sa reconversion


Guillaume, pour les plus jeunes de nos lecteurs, peux-tu nous rappeler ton palmarès ? 
Bonjour à tous, je suis 3 fois champion du monde, 2 fois champion d’Europe et champion olympique avec l’équipe de France et j’ai été champion de France avec l’USDK.

À 34 ans, tu viens de mettre un terme à ta carrière. Pourquoi ne pas avoir fait une pige supplémentaire ? Désirais-tu passer à autre chose tout simplement ?
La première des choses est que cela a été un choix de ma part d’arrêter ma carrière. Ensuite, je ne ressentais pas le besoin de continuer à jouer et pour ne pas se mentir mon corps était aussi bien usé par 18 ans de carrière professionnelle. Je ressentais surtout le besoin de passer à autre chose et de me lancer à fond dans ce nouveau projet.

Tu as joué en Espagne et en Allemagne, quelles expériences gardes tu de tes deux séjours à l’étranger ?
C’est vrai que j’ai eu la chance de connaître deux expériences très différentes mais tout aussi enrichissantes. Tout d’abord, cela m’a permis d’apprendre à parler deux langues étrangères, ensuite de me faire des amis et de m’ouvrir à d’autres cultures tout autant dans la vie que sur le terrain. En effet, la forme de travail est différente et cela permet d’avoir une vision du handball différente. Pour finir la culture tactique espagnole, la chaleur du public d’un côté et le développement tant structurel que du point de vue marketing ainsi que l’engouement des fans allemands sont des moment forts à vivre.

Quel est ton meilleur souvenir en club et en équipe de France ?
En club, je vais dire le titre de champion de France avec Dunkerque pour l’aventure humaine que cela a représenté.
En équipe de France, ce sont les Jeux olympiques de Londres, car tout sportif rêve d’y participer et c’est une aventure extraordinaire dans son ensemble et en plus, j’ai eu la chance de les gagner.

Tu étais un spécialiste pour tirer des penalties quel est le gardien qui t'a posé le plus de problème ? 
Disons un gardien roumain dont je ne me souviens pas du nom lors d’une préparation estivale avec Chambéry. Philippe Gardent me faisait travailler et je crois que j’en avais trois ou quatre dans le même match....

Étant la doublure de Luc Abalo, comment arrivais-tu à rester concentrer pour tirer ton penalty, le marquer et ressortir aussitôt ? 
C’était une mission qui m’avait été confiée et j’avais envie de la remplir avec succès alors j’essayais de le faire du mieux possible. C’était ma manière à moi d’apporter ma pierre à l’édifice. On sait qu’à ce niveau le score final peut se jouer sur des détails et les penaltys en font parti.

Quelle sera ta mission au Pôle Espoirs de Lyon ? 
J’ai été embauché par la Ligue Aura pour deux missions principales qui concernent la formation du jeune joueur. D’une part le pôle espoir de Lyon et d’autre part l’équipe de Ligue. Ce sont des missions sur la formation des jeunes et cela me va très bien. J’essaye de transmettre ma passion, mon expérience ainsi que l’exigence et la rigueur pour que ces jeunes puissent atteindre leur rêve qui est de devenir joueur professionnel. Et de mon côté, j’apprends le métier d’entraîneur.

Peut-on espérer de te voir à la tête d’une équipe de Proligue ou Lidl Starligue si l’occasion se présente ?
Pour le moment, mon envie était de travailler avec des jeunes sur la formation et de rentrer sur Lyon dans ma région d’origine alors je suis servi. Donc, pour le moment, c’est non mais il ne fait jamais dire jamais, car on ne sait pas ce que la vie nous réserve.
Je profite de cet article pour remercier la fédération qui m’a accompagnée dans ma reconversion.

Le niveau de la Lidl Starligue ne fait que progresser chaque année est ce que l‘on peut considérer le championnat de France comme le meilleur championnat du monde ?
D’un point de vue sportif, on peut dire qu’elle se densifie et elle a rejoint le championnat allemand. Par contre d’un point de vue structurel et commercial on a encore pas mal de retard.

Nos équipes de France (hommes, femmes et jeunes) ont des résultats exceptionnels. Comment expliques-tu une telle réussite ?
Par le travail, l’investissement humain et financiers qui sont mis en place tant par la fédération que par le gouvernement à travers la mise à disposition des CTS. Ensuite, la fédération a toujours voulu la parité ce qui explique nos résultats féminins et masculins.

Malgré tous ces résultats fantastiques, notre discipline n‘est pas assez médiatisée et n’attire pas plus de partenaires. Dans quel domaine, faut-il continuer à travailler pour le développement de notre sport ?
Je ne suis pas d’accord sur le fait qu’elle ne soit pas plus médiatisé. Quand j’ai commencé en 2002 en professionnel le Hand était bien loin de ce qu’il représente aujourd’hui. On continue notre développement et il faut savoir mesurer le chemin qui a été parcouru en 20 ans. 
Il faut continuer de veiller aux valeurs qui ont fait la force de notre discipline et ne pas vouloir se développer à tout prix, mais c’est ce que font au quotidien les équipes de la fédération et de la ligue nationale.


Chris Corion
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