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« Etre amis ne nous empêchera pas de sortir la boîte à gifles », explique Remili

Rédigé le Jeudi 7 Février 2019 à 18:32 | Lu 213 fois



« Malgré la fatigue et l’amitié, je peux vous dire qu’on sera tous à 200 % », affirme Nedim Remili qui affronte les Nantais ce jeudi soir en Ligue des champions. LP/Icon Sport/Dave Winter
« Malgré la fatigue et l’amitié, je peux vous dire qu’on sera tous à 200 % », affirme Nedim Remili qui affronte les Nantais ce jeudi soir en Ligue des champions. LP/Icon Sport/Dave Winter
Dix jours après la fin du Mondial, l’arrière droit international du PSG se mesure à ses amis nantais de l’équipe de France, ce jeudi soir en Ligue des champions.

Ils ont passé un peu plus d’un mois à suer ensemble sous le maillot de l’équipe de France. Mais la Ligue des champions a le pouvoir d’effacer les sentiments et laver les mémoires. Dix jours après avoir décroché le bronze sous le maillot bleu, Nedim Remili et ses partenaires du PSG ne feront pas de cadeaux aux Nantais Nicolas Claire et Romain Lagarde ce jeudi soir (20h30), lors de la 11e journée de la phase de poules de Ligue des champions.

Après un mois passé entre l’Allemagne et le Danemark au Mondial, cela fait-il bizarre de retrouver Paris ?

NEDIM REMILI. Bizarre non, mais plaisir oui ! Même si on a quitté Paris pendant un mois, on ne s’en déshabitue pas comme ça. Coubertin, on y est 10 mois sur 12, c’est un peu comme rentrer à la maison. Le seul hic, c’est de reprendre aussi vite. On est rentrés lundi et dès le jeudi on a repris l’entraînement.
N’est-ce pas un peu court comme plage de repos ?
Disons que la machine est toujours en marche, mais on n’a pas eu le temps de faire la vidange (rires). Là, ça va, mais à un moment, les articulations risquent de grincer un peu. La complexité, c’est que toutes les échéances - Ligue des champions, Starligue, Final Four de Coupe de la Ligue et Coupe de France - arrivent très vite, juste au moment où le corps est le plus entamé. Imaginez que depuis début décembre, on a dû avoir 10 jours de repos grand maximum. En deux mois, ça ne fait pas beaucoup.

Vous auriez aimé avoir du repos supplémentaire ?

Oui, mais le calendrier est fait comme ça. Ce n’est pas moi, du haut de mes 23 ans, qui vais me plaindre. Ça, je laisse les anciens s’en charger, moi je fais ce qu’on me dit.

Le Mondial a-t-il aussi entamé les têtes ?

C’est dans l’ADN de l’équipe de France et de tous les joueurs qui la composent que d’aller chercher l’or. Mais on ne crache pas sur cette médaille de bronze. D’autant qu’on finit sur une bonne note, par une victoire au forceps (25-26 contre l’Allemagne). Alors qu’on est en transition, c’est une satisfaction d’être encore dans le haut du panier mondial. Mais quelque part, je m’en fous d’être en transition, moi ce que je veux, c’est gagner. Alors le bilan est forcément mitigé.

Comment on digère ce genre d’épisode ?

Ça, ça dépend de chacun. L’an passé par exemple, j’ai mis quelques semaines, voire quelques mois à digérer mon Euro. Mais là, même si je n’ai pas fait le meilleur Mondial, il faut que je me remette vite dedans car on recommence par du lourd avec ce match de Ligue des champions à Nantes.

Après un mois de vie commune en bleu, ne sera-t-il pas étrange de vous retrouver face aux Nantais de l’équipe de France ?

Non, on a l’habitude ! En équipe de France, je partage ma chambre avec Nicolas Claire dont je suis très proche. Mais on sait, lui comme moi, qu’être amis ne nous empêchera pas de sortir la boîte à gifles, s’il le faut. C’est comme quand on affronte Sander (Sagosen) ou Mikki (Hansen) en équipe nationale : s’il faut décoiffer le Norvégien ou enlever le bandeau du Danois pour gagner, on le fait ! Malgré les bonnes relations qu’on entretient avec les Nantais dans le privé, pendant 60 minutes, on ne se fera pas de cadeaux. Demandez-leur s’ils ne seraient pas contents de battre le PSG… Malgré la fatigue et l’amitié, je peux vous dire que sur ce match-là, on sera tous à 200 %.
Comment avez-vous accueilli Mikkel Hansen et Henrik Toft

Hansen, vos partenaires danois face auxquels vous avez perdu en demi-finale ?

Mikki, je l’ai suffisamment insulté le vendredi de la demie pour le laisser tranquille à son retour (rires). Non, franchement, cette victoire, ils l’ont méritée. On ne pouvait que les féliciter. Et puis au-delà d’être des professionnels, ce sont surtout des potes alors on parle d’autre chose. A son retour, Mikki m’a juste dit, maintenant, il faut aller chercher tous les autres titres avec Paris cette saison.


Stéphane Bianchi
LeParisien

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