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Dunkerque | Un club formateur...

Rédigé le Vendredi 26 Octobre 2018 à 09:03 | Lu 746 fois


Malgré l’arrivée de nombreux investisseurs dans le championnat de Lidl Starligue, Dunkerque n’a pas d'autre choix que de passer par la formation des jeunes pour rester compétitif.

Richard Demaret, ancien joueur professionnel à Dunkerque et Villeneuve d’Ascq, a accepté de nous parler de la formation made in Dunkerque.


Richard, depuis combien de temps as-tu intégré la formation à Dunkerque ? 

À la fin de mon parcours de joueur en 2011, Yérime SYLLA m'a proposé de travailler pour le Centre de Formation de l'USDK. Entraîner et former des jeunes m'a toujours plu, j'encadrais d'ailleurs des moins de 13 ans à l'USDK alors que j'étais encore joueur. J'ai donc passé les diplômes fédéraux requis pour être responsable de centre de formation. 

Il est important de conserver une équipe compétitive en Nationale 2 afin de pouvoir renforcer à tout moment l ‘équipe première ? 

La formation ne se "résume" pas au classement ni aux résultats de l'équipe réserve. Même s'il est important de valider les efforts effectués au quotidien par le biais du championnat, les garçons doivent comprendre que c'est le travail fourni et leur attitude qui peuvent leur permettre d'intégrer le groupe professionnel sur les séances d'entraînement dans un premier temps. 
 
Quels sont les critères pour intégrer le centre de formation ? 

Il n'y a pas vraiment de critères. Le recrutement se fait essentiellement via les pôles espoirs des différentes régions où nos jeunes joueurs sont d'abord détectés puis formés sur une période de 4 ans (de la 3ème à la Terminale). À la fin de ce parcours fédéral, on essaie de recruter les profils intéressants en fonction des besoins de l'équipe première à plus ou moins long terme.
 
Peux-tu nous parler d’un déroulement de formation à Dunkerque ? 

On a la chance de travailler en collaboration avec le pôle espoir des Hauts de France implanté au lycée Jean Bart de Dunkerque et dirigé par Yohan Delattre. Cela se traduit par des séances communes où garçons de Centres de Formation et de Pôles s'entraînent ensemble, ce qui permet d'alterner les séances individualisées (en effectifs réduits) et les séances dites "globales" (jeu à 7 contre 7). Les garçons s'entraînent donc 6 à 7 fois par semaine en plus du match. Cela leur demande beaucoup d'énergie et de temps tout en sachant qu'ils doivent en trouver également pour suivre leurs études. 

Que penses-tu de l’éclosion au plus haut niveau de joueurs comme Tom Pelayo et Florian Billant notamment ? 

Cela récompense les efforts fournis (ainsi que leurs qualités) par Tom et Florian et cela valide le travail des différents éducateurs et structures qui ont vu passer ces deux jeunes talents. 

Dunkerque | Un club formateur...
John Nkonda et Jonathan N'Goma sont pratiquement présent à chaque match qui sera le prochain Aymeric Lippens ? 

Il est encore tôt pour se prononcer. Aux joueurs du Centre de Formation de comprendre que quand l'opportunité se présente, il faudra la saisir. 

On retrouve pas mal de joueurs issus du centre de formation de Dunkerque qui jouent en LidlstarligueNieto à Nîmes et le duo Caussé / Afgour à Montpellier. À ce jour, y a-t-il un joueur au club qui a toutes les chances de réaliser un parcours identique ? 

On travaille pour que nos jeunes soient performants chez nous. Après, c'est des choix de joueurs, on préfère les voir briller et défendre les couleurs et valeurs de l'USDK. S'ils partent vers d'autres cieux, on continue de les suivre et cela prouve aussi que le travail a été bien fait. Il m'est donc difficile de répondre précisément à cette question. 

Il y a beaucoup d’appelés, mais très peu d’élus au plus haut niveau. On retrouve quand même énormément de joueurs de Dunkerque présents dans les clubs de la région comme St Pol et Hazebrouck... 

Comme tu le dis, il n'y a pas de place pour tout le monde. Il est donc normal qu'après leur cycle de formation, certains joueurs rebondissent dans d'autres clubs pour continuer à vivre leur passion et c'est tant mieux si ce sont des clubs régionaux. 

Outre la formation des jeunes, l’USDK n’est-il pas obligé de faire des coups avec des jeunes en devenir comme par exemple Dylan Garain la saison dernière ? 

On parle de recrutement de jeunes joueurs professionnels, il faudrait donc adresser cette question à Patrick Cazal. Mais je ne connais aucun club qui ne saisirait pas l'opportunité d'attirer des joueurs du profil de Dylan Garain même avec un Centre de Formation performant. Avec les arrivées des recrues cette saison, on est dans la même philosophie puisque Reiner Taboada par exemple, est né en 1997, comme Dylan Garain et Tom Pelayo... 

As-tu quelque chose à rajouter pour finir ? 

Une pensée à Thierry Micolon, qui nous a malheureusement quitté il y a peu, et qui a fait beaucoup pour notre sport dans notre région, via les clubs d'Hazebrouck, Sambre Avesnois et Billy-Montigny. 


Merci à Richard pour le temps qu'il nous a consacré. 

Chris Corion
Hand-Planet

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