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Daniel Narcisse : « Je suis plutôt curieux de voir comment fonctionne un club de l’autre côté du rideau. »

Rédigé le Lundi 26 Novembre 2018 à 19:14 | Lu 117 fois



Daniel Narcisse : « Je suis plutôt curieux de voir comment fonctionne un club de l’autre côté du rideau. »
L'ancien international Français a participé jeudi soir à la table-ronde organisée au Zénith par le LH 87. L'occasion d'évoquer ses projets et de parler de l'actualité du handball.
Cela fait maintenant cinq mois que vous avez mis un terme à votre carrière. Avez-vous définitivement basculé dans l'après ou êtes-vous encore joueur dans votre tête ?

« Non, du tout. J’ai passé complètement la barrière. C’est sûr que la reconversion des sportifs de haut niveau, c’est toujours une problématique qui est encore d’actualité. Il y a de plus en plus de choses qui sont mises en place. Pas assez à mon goût, mais c’est vrai qu’ il faut anticiper. J’ai essayé d’anticiper depuis ma venue ici avec le Paris Saint-Germain Handball et aujourd’hui je trouve que j’ai facilement eu la capacité de changer de casquette de joueur et de travailler dans l’organisation du club. »

Est-ce que cet arrêt de votre carrière a été un moment douloureux ?

« Non non, pas du tout, au contraire. C’était un super moment de voir comment se passait ces dernières saisons. J’ai eu beaucoup de chance de jouer dans les clubs où j'ai évolué et de porter le maillot de l’équipe de France pendant très longtemps. On a eu la chance d’aller chercher des médailles, de vivre des moments incroyables. Même avec le PSG lors de la dernière saison, j’ai vécu aussi des grands moments. Et puis avoir autant de reconnaissance lors de mon dernier match, notamment avec les joueurs et tout le public réuni... Toute l’organisation du club avait mis en place un super événement pour mon dernier match, cela m’avait beaucoup touché. J’ai pris énormément de plaisir et je n'ai pas du tout de regrets par rapport à ça. »

Quelles sont vos activités aujourd’hui ?

« J’accompagne la partie business du Paris-Saint-Germain Handball. C'est assez large entre la billetterie, l’hospitalité, le sponsoring qui représentent pas mal de mon temps, et puis aussi la partie média. Evidemment, quand j’ai mon pied dans les bureaux, ils sont heureux de me voir pour essayer d’échanger sur des projets que l’on pourrait mettre en place au cours de l’année. Et puis il y a aussi évidemment le volet du centre d’entraînement que l'on aura à Poissy ou j'essaye de partager mon expérience, mon vécu de tous mes anciens clubs, et de guider le club et d’avoir des infrastructures ultra-performantes pour l'aider encore à grandir.

Mon titre exact est business developpement project manager. J’ai pas trop l’habitude encore avec tous ces titres-là mais j’accompagne un petit peu tous ces secteurs d’activité que je viens de vous dire. J’essaie d’apporter de nouvelles idées pour continuer à le développer. »

Est-ce que vous seriez tenté par le métier d’entraîneur, de vous rapprocher du terrain ou, au contraire, vous préférez plutôt la partie gestion ?

« La gestion. Je trouve ça plus intéressant aujourd’hui, je suis curieux dans ce domaine-là. C’est vrai que le fait d’avoir fait du hand à un certain niveau pendant plus de vingt ans, j’avais envie de faire autre chose. Alors, je ne sais pas si dans un an, deux ans, le terrain va me manquer et à ce moment-là peut-être que je verrai, mais en tout cas, pour l’instant, je suis plutôt curieux de voir comment fonctionne un club de l’autre côté du rideau, Et je pense qu’on a encore plein de choses à faire. »

Est-ce que vous seriez tenté dans cette optique-là de suivre le CDES de Limoges ?

« Effectivement, cette formation est parfaite quand on regarde un petit peu mon parcours sur les terrains et mon début de deuxième carrière, j’ai envie de dire, de l’autre côté du terrain. Je crois que quand on est sportif de haut niveau, on acquiert des valeurs de travail, de rigueur, de discipline qui sont très importantes dans d’autres métiers et on arrive aussi à développer des compétences avec les expériences, les vécus qu’on a pu avoir dans notre carrière. Toutes ces idées-là, tous ces atouts, tous ces outils que tu as appris pendant ta carrière, je pense que cette formation est parfaite pour venir un peu les formaliser, y mettre de l’ordre, essayer de les guider et les utiliser à bon escient dans l’organisation du club. Donc, c'est une formation qui serait top. »

Allez-vous candidater ?

« Oui, je pense que je vais candidater et que je vais essayer de rencontrer les personnes, essayer de voir comment cette formation est construite sur les deux ans. Je pense en tout cas qu’elle peut beaucoup m’apporter ».

Quel regard portez-vous sur le Limoges Hand 87 qui évolue en Proligue ?

« On a eu un séminaire il n’y a pas trop longtemps par le biais de la LNH. Ils ont réuni tous les clubs de Lidl Starligue et Proligue pour échanger sur le marketing sportif et tout ce qui concerne la communication en général des clubs de hand. Donc Gatien (Cantin, directeur opérationnel du LH 87) a fait un speech pour présenter un petit peu son club et la manière dont il travaille. Et c'est là où j’ai pris connaissance vraiment de la façon dont il travaillait, notamment sur la localisation de leur match au Zénith. J’ai trouvé effectivement qu’il y avait une équipe hyper dynamique dans ce club, avec des joueurs aussi contre lesquels j'ai déjà joués. Ils montrent donc beaucoup d’enthousiasme et, de manière très professionnelle, ils arrivent à construire un club vraiment intéressant ».

Êtes-vous surpris par le développement de ce club qui est très jeune ?

« Oui, ils sont allés très vite. Et j’ai l’impression que tout est plutôt très structuré dans leur manière d’avancer. Ils étudient vraiment dans quel contexte ils vivent pour le développer de la meilleure manière possible. Et aujourd’hui, quand on regarde un petit peu leur histoire, les résultats montrent qu’ils sont sur la bonne voie ».

Un mot sur l’équipe de France : le Championnat du monde au Danemark et en Allemagne débute dans moins de deux mois (du 10 au 27 janvier), comment voyez-vous cette compétition pour les Français ?

« Cela va être un Mondial hyper intéressant. La France doit malheureusement composer avec la blessure de Nikola (Karabatic) et c'est évidemment très difficile de le remplacer par un seul joueur tellement il apporte beaucoup dans l’équipe de France. Mais je pense que ça va aussi permettre à d’autres joueurs, et à toute l’équipe d’ailleurs, de se partager différentes responsabilités ou ça va leur permettre de s’exprimer encore mieux sur le terrain. Ils arrivaient déjà à montrer un jeu ultra efficace avec un état d’esprit que l’on connaît, notamment sur les derniers Championnats d’Europe où, malheureusement, ils n’ont pas réussi à aller au-delà de la demi-finale. Ils sont quand même revenus avec une belle médaille de bronze, avec beaucoup de blessés. Donc c’est une équipe qui, encore une fois, va montrer j'en suis sûr de bonnes choses ».

Votre surnom, c’était Air France. Qu'est-ce que cela vous inspirait ?

« Je me souviens, la première personne à m’avoir appeler comme ça, cela a été l’ancien président du club de Gummersbach, en Allemagne, où je jouais à l’époque. Il avait été agréablement surpris par ma manière de jouer et du coup, lors d’une conférence de presse, il avait sorti que l’on était content d’avoir Air France sur nos terres dans la Bundesliga et dans notre club et les journalistes avaient repris ce surnom qui m’a suivi une bonne partie de ma carrière ».



Entretien Xavier Georges
www.lepopulaire.fr/

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