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Coupe de France : Cléopatre Darleux, reine d’un soir dans son Arena

Rédigé le Vendredi 6 Avril 2018 à 22:50 | Lu 22 fois



Sur l’ensemble de la demi-finale face à Metz, la gardienne du BBH Cléopatre Darleux a réalisé 22 arrêts sur les 41 tentatives messines. | Loïc L’Huillier
Sur l’ensemble de la demi-finale face à Metz, la gardienne du BBH Cléopatre Darleux a réalisé 22 arrêts sur les 41 tentatives messines. | Loïc L’Huillier
Coupe de France (demi-finale). Brest - Metz : 19-19 (4-3 pen.). Avec un énième arrêt la gardienne finistérienne, Cléopatre Darleux, a contribué, mardi soir, face aux Messines, au succès du BBH, qui va donc retrouver Bercy.

Rapidement, on a compris que le spectacle de cette demi-finale entre cadors du championnat ne se passerait pas offensivement. Avec moins de 20 buts par équipe à la fin du temps réglementaire, Brestoises et Messines n’ont pas montré une grande efficacité en attaque. D’ailleurs, Emmanuel Mayonnade, l’entraîneur de Metz, avouait s’être soucié du faible nombre de buts inscrits : « On met deux buts en 15 minutes ; je me suis demandé à combien on allait finir. »
Car le show s’est passé sur la ligne de but finistérienne, où Cléopatre Darleux rayonnait. « Avec le recul, je ne sais même pas comment on a fait pour rester dans la course aussi longtemps », ajoutait celui qui semblait abattu après cette élimination.
Avec 22 arrêts sur 41 tirs (54 %), la gardienne finistérienne a impacté sur la physionomie du match. Une performance que le coach messin semblait admirer : « Je ne sais pas si, avec ce match, Cléopatre Darleux a atteint la barre des 100 arrêts, mais la vérité c’est qu’elle a pas mal accompagné son équipe, et assurément, sur cette rencontre, elle a pris le dessus sur nous. »

Une prestation « de dimension mondiale »
Malgré ça, le club lorrain, tenant du titre de cette Coupe de France et invaincu dans l’hexagone cette saison, n’a pas lâché prise dans ce combat acharné, avec de nombreux et âpres duels. Et est revenu au score, encore et encore, même à la toute fin de la rencontre, par Flippes et Zaadi. « Metz a encore montré que c’était une grande équipe. À une de moins et menées 19-17, les joueuses sont parvenues à arracher la séance de penaltys. Donc je leur tire un grand coup de chapeau, relevait Laurent Bezeau. On a beaucoup travaillé cette semaine, sur le fait de rester fort au moment où Metz revenait sur nous, voire nous passait devant. C’est ce qui a été fait. Félicitations à mes joueuses, aidées par Cléo ».
L’entraîneur finistérien, interrogé sur le match réalisé par la gardienne de l’équipe de France qui garde les buts du BBH, n’hésitait pas : « De dimension mondiale, exceptionnelle ! Il ne peut pas y avoir de grande performance sans une grande gardienne. »
La championne du monde 2017 n’était pourtant pas au mieux ces derniers temps avouait son coach : « Elle a été malade et touchée au visage. »

« Si c’est Manon, j’y vais, je peux l’avoir »

Alors quel a été le secret de la reine d’un soir à l’Arena pour, après avoir vu revenir Metz, sortir les deux derniers penaltys messins (ceux de Houette et Maubon) ? « C’est une grande championne, au mental d’exception, mais on se qualifie aussi grâce au public, qui a aidé des joueuses, comme Cléo, à se sublimer », déclarait Laurent Bezeau.
Dans cette séance de tirs au but, que pourtant chacune des équipes avait anticipé à sa façon, il fallait un gagnant et un perdant. « On est probablement l’une des équipes qui tire le plus de penaltys à la fin de ses entraînements. Les filles restent 10 à 15 minutes supplémentaires », précisait Emmanuel Mayonnade. Mais face à ses joueuses, Cléopatre Darleux a été l’élément décisif pour mettre un terme à ce match stressant, intense, presque étouffant.
Pourtant le dernier rempart finistérien n’a pas fait de séance spécifique aux jets de 7 mètres à l’approche de cette rencontre. « C’est un travail au quotidien avec Larbi Kiker, qui fait un énorme travail statistique, expliquait l’entraîneur breton. Leur collaboration, qui dure depuis 2 ans, est très intéressante et pertinente. »
« Le meilleur match que j’ai jamais fait »

L’instinct a fait le reste au cœur d’une Arena tout acquise à sa cause. « Avant le tir de Manon (Houette), je discutais avec Filippa (Idehn), et je lui dis : si c’est Manon, j’y vais, je peux l’avoir, racontait Cléopatre Darleux, les mains encore enduites de résine. Il y a des matches comme ça, où tu sens les choses, tu sais où elles vont tirer. J’allais souvent du bon côté, j’étais plutôt en confiance là-dessus. Même si, je l’avoue, après les trois premiers tirs, j’ai pensé : je n’ai quand même pas fait tout ça pour perdre ».
Alors que la joie éclatait côté brestois, Laurent Bezeau se rappelait aux bons souvenirs de 2016 : « Il y a deux ans on était les novices, et c’était extraordinaire. L’un des plus grands moments de ma carrière, avec une ambiance incroyable et un mur blanc breton derrière le but. La Bretagne était à Bercy ! »
Côté messin, Emmanuel Mayonnade accusait le coup. « On gagnait ce match, on partait avec +5 dans nos têtes pour la rencontre de Coupe d’Europe à Bucarest, explique le Lorrain. Mais là, c’est un peu double peine : on a puisé physiquement et on perd peut-être de la pire des façons ».
Il y a des matches comme ça - « le meilleur match que j’ai jamais fait », selon Cléopatre Darleux en personne - où on envoie son équipe à Bercy pour disputer une finale de Coupe de France. Et qui galvanisent tout un groupe à l’approche des playoffs : « C’est rassurant. On a dit qu’il nous fallait des matches références. Celui-ci en est un, concluait la n° 16 du BBH. Notamment au niveau de l’agressivité, de l’esprit d’équipe et de l’envie. »
Playoffs (quart de finale). Les rencontres face à Fleury sont désormais fixées. Le match aller aura lieu, le dimanche 15 avril, à 17 h, à Orléans. Le match retour se déroulera le samedi 21 avril, à 20 h 30, à l’Arena.


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