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Arnaud Calbry | "Difficile de définir précisément l’ensemble des objectifs"

Rédigé le Mardi 3 Novembre 2020 à 18:38 | Lu 421 fois


Malgré un début de saison tronqué par la crise sanitaire, l‘entraîneur adjoint nordiste fait le point sur le parcours de son équipe et fixe les objectifs à venir.


©Cyril Mosqueron - ©Hand-Planet
©Cyril Mosqueron - ©Hand-Planet
Arnaud, après six journées, quel bilan pouvez-vous dresser du début de saison de l ‘équipe ? Est-ce en accord avec les objectifs fixés en début de saison ?

Il y a déjà un bilan comptable avec 7 points – 3 victoires, 1 nul et 2 défaites. Un début poussif à domicile, mais heureusement nous avons été plus solides à l’extérieur en ce début de saison notamment avec cette grosse victoire à Toulouse qui nous a fait vraiment beaucoup de bien.

Je pense que l’on peut légitimement penser qu’il nous manque 2 à 3 points sur notre tableau de marge.

Il y a quand même un peu de déception avec les matchs d‘Istres, Ivry, Créteil et St Raphaël ? 

Bien évidemment que nous aurions pu faire mieux. Nous nous appuyions toujours sur une base défensive solide ; notre ADN comme le rappelle souvent à juste titre Patrick. Par contre, nous ne sommes pas assez prolifiques offensivement. Nous passons beaucoup de temps sur cette phase à l’entraînement. Il faut trouver un équilibre, de la constance dans le secteur offensif notamment du point de vue du jeu collectif, de l’alternance des prises d’initiatives et des prises de responsabilités individuelles dans les moments clés d’un match.

Ça prend beaucoup de temps surtout après un arrêt aussi long à cause du premier confinement, mais je sens que nous sommes sur le bon chemin avec plus de 30 buts marqués sur nos deux dernières rencontres (Toulouse et Cesson).

Au niveau recrues, comment se passe l‘intégration des recrues comme Benjamin Afgour et Yoël Cuni ?

Plutôt bien pour Ben, c’est un retour à la maison et il connaît les lieux. On doit construire et améliorer les relations avec lui et je dirais surtout sur ce poste en particulier. Il n’apporte pas encore la plénitude de son potentiel en attaque, ce qui je pense le fruste un peu. Ça fait partie de ce chantier offensif sur lequel on passe énormément de temps.

Pour Yoël, la barrière de la langue est encore un frein. Il nous apporte déjà toute sa puissance physique. Il doit trouver ses marques dans le projet que l’on construit autour de lui lorsqu’il est sur le rectangle.

Nous avons la chance quand même d’avoir trois profils vraiment différents sur ce poste d’arrière droit.

©Cyril Mosqueron - ©Hand-Planet
©Cyril Mosqueron - ©Hand-Planet
Dylan Garain a été stratosphérique contre Cesson Rennes avec un 9/9 aux tirs. Es- il désormais le nouveau leader de l‘attaque ?

Je l’espère. On sera bien plus fort avec un Dylan à ce niveau de compétences. En tout cas, il est sur le bon chemin et on verra dans la durée. Il a beaucoup travaillé physiquement. Il a pris le temps de se reconstruire après ses nombreuses blessures et aujourd’hui cela paie. Il est dans une bonne dynamique, il a endossé le costume de buteur et en assume la responsabilité.

L‘équipe retombe dans ses travers à certains moments que faudrait il pour que les joueurs passent définitivement ce cap pour tuer le match plus rapidement ?

Grandir, prendre encore de l’expérience. Nous avons un groupe jeune dans son ensemble. Il faut du temps et de la patience pour construire un projet de jeu ou chacun se sent à l’aise. Il nous manque parfois de la constance et cela passe par cette exigence au quotidien. Aujourd’hui, de façon générale nous avons encore une amplitude trop grande entre nos temps forts et nos temps faibles. C’est ce qui fait que nos matches par moment sont un peu décousus.

L’an dernier, il y avait un gros problème offensif entre la relation demi-centre / pivot. Aujourd'hui, avez-vous retrouvé cette fluidité dans le jeu du fait du retour de Benjamin Afgour un ancien de la maison dunkerquoise ?

Le jeu avec le pivot est une donnée fondamentale de la réussite à ce niveau de compétition. Nous sommes encore très perfectibles dans ce registre. C’est l’affaire de tous les joueurs à la périphérie et pas seulement celle du demi-centre. On avance, step by step pour transformer, pour faire progresser et construire des relations fines entre les joueurs et NOS pivots.

Dunkerque possède la dernière attaque et la première défense du championnat. Comment pouvez-vous expliquer un tel grand écart ?

Difficile à expliquer en quelques mots. S’il y avait une solution simple nous l’aurions déjà trouvée. Sérieusement, ça passe par une prise de conscience individuelle et collective de l’exigence pour bâtir un projet, pour développer des interrelations, pour construire une réussite dans un duel tireur/gardien. Il y a aussi une partie mentale à ne pas occulter. Nous devons nous relâcher, avoir plus de spontanéité et de créativité dans le cadre du projet défini.

Je trouve encore une fois que nos deux dernières sortie montrent que nous sommes en train d’avancer, de progresser dans ce secteur offensif en ayant dépassé les 30 buts.

Est-ce que la présence d‘un maître à jouer au poste de demi-centre permettrait de résoudre le problème offensif de Dunkerque ?

Cela serait un atout forcément intéressant pour l’avenir, mais pour le moment, on doit se concentrer avec nos joueurs présents qui ont un potentiel et qui doivent assumer ce rôle. Et puis ne pas oublier que nous avons au club des jeunes du CF qui poussent et qui s’intègrent parfaitement dans le projet.

Quels sont les objectifs du club pour la saison ?

Difficile de définir précisément l’ensemble des objectifs même si on souhaite progresser par rapport à l’année dernière, mais il faut rester humble et prudent dans cette période de crise sanitaire ce qui ne nous empêche pas d’avoir des ambitions dans ce championnat.

Est-ce que des joueurs comme Samir Bellahcène, Tom Pelayo, Florian Billant, Gabriel Nyembo doivent passer un cap et devenir les futurs patrons de Dunkerque ?

Oui carrément. Au-delà des performances sportives, ils doivent être le moteur d’une identité de vestiaire, impulser une énergie, une philosophie de travail et être exemplaire au quotidien dans l’exigence.

Un petit mot sur l’arrivée de la grande salle d‘ici 3 ans ?

Je crois que nous sommes tous impatients d’avoir un outil moderne, bien pensé et qui répond aux besoins du sport/spectacle. Cela nous permettra d’avoir des objectifs supérieurs dans chaque composante du club.
                 
Chris Corion
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