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Amandine Leynaud : «Quand Györ t'appelle...»

Rédigé le Mardi 13 Février 2018 à 09:11 | Lu 1072 fois


La gardienne championne du monde explique ce qui l'a incitée à rejoindre Györ, le club hongrois champion d'Europe, la saison prochaine.


Amandine Leynaud, gardienne des Bleues, va découvrir la Hongrie. (F.Faugere/L'Equipe)
Amandine Leynaud, gardienne des Bleues, va découvrir la Hongrie. (F.Faugere/L'Equipe)
« Pourquoi quittez-vous le Vardar Skopje, en fin de saison, un an avant la fin de votre contrat ?
Le président nous a annoncé voilà deux semaines qu'il ne continuait pas avec l'équipe féminine à ce niveau-là. Il a déjà les handballeurs et les footballeurs. On n'a donc pas d'autre choix que de partir. C'est bien, il nous l'a annoncé assez tôt dans la saison, ça nous permet de retrouver un contrat.

Comment s'est faite votre signature à Györ, champion d'Europe en titre ?
Mon agent avait plusieurs propositions. Mon choix s'est porté sur Györ parce que c'est Györ. C'est peut-être un signe (de devoir partir) car j'ai toujours souhaité aller à Györ mais ça n'avait jamais pu se faire.

Pourquoi avoir signé une saison plus une renouvelable ?
Györ voulait deux ans mais j'ai préféré une saison avec une en option car je sais l'importance que peut avoir l'extra-handball pour moi. Je ne sais pas si je vais m'y plaire. Si sportivement le choix est évident, en dehors je préfère pouvoir me retourner si j'ai envie de rentrer en France.

Quelle garantie de temps de jeu avez-vous obtenu sachant qu'il y a déjà deux gardiennes de qualité ?
Je sais que (la Norvégienne Kari Aalvik) Grimsbo et (la Hongroise Eva) Kiss restent. On sera trois gardiennes mais c'est très bien car le rythme des matches est important. Trois gardiennes dans un grand club, c'est très bien.

«Je n'ai pas fait un choix financier sinon je serais allée ailleurs»
En signant en Hongrie, vous découvrez un troisième championnat étranger, après la Roumanie (Valcea en 2012-2013) et la Macédoine (Vardar Skopje depuis 2013)
Oui, même si le roumain je ne l'ai pas vraiment découvert car je me suis fait les croisés (genou) en préparation, je n'ai pas pu disputer de match officiel et le club a coulé en cours de saison et je suis allée au Vardar. Evoluer au Vardar m'aura beaucoup apporté : une autre culture, un autre pays, un cadre idyllique d'entraînement, le sport numéro 1 du pays. Ç'a m'a apporté beaucoup de joies. J'aime ce club, je suis triste de voir que ça finit comme ça.

Gagner la Ligue des Champions pourrait être une belle fin ?
J'espère qu'on n'a pas besoin de ça (ces circonstances) pour avoir la motivation de gagner la Coupe. Ça me fait bizarre parce qu'il ne reste plus que trois matches à la maison. Au Vardar, il y a une ambiance particulière. J'ai passé cinq ans ici, j'ai beaucoup donné. Je suis quelqu'un qui s'attache.

Vous avez reçu des offres d'autres clubs dont français comme Brest. Pourquoi n'avez-vous pas répondu favorablement ?
Brest m'a téléphoné mais ils avaient déjà Cléopatre (Darleux) et la Suédoise Idehn. Le moment n'était pas opportun. Et quand Györ t'appelle...

Donc contrairement à la majorité des Françaises championnes du monde vous ne revenez pas en France préparer l'Euro à domicile (29 novembre – 16 décembre)...
Bien sûr, je me suis posé la question si ce n'était pas un signe de rentrer, de me poser et de préparer la suite. Mais j'avais dans l'idée d'évoluer dans un grand club européen jusqu'à l'Euro. Attention, je ne dis pas que les clubs français ne sont pas grands, Metz et Brest commencent à se faire une place. Bon, il faudra bien que je rentre en France un jour (rires) mais je ne me projette pas. Je ne sais pas dans quel état physique je serai dans un an ou deux. Et je ne sais pas si j'aurai les mêmes envies. Je commence à vieillir ! (31 ans)

Financièrement, jouer à l'étranger surtout en Hongrie, est aussi un paramètre...
Ça compte aussi forcément l'aspect financier. Pour tout le monde. Mais je n'ai pas fait un choix financier sinon je serais allée ailleurs. Mais Györ est l'équipe qui me permettra d'être la plus performante la saison prochaine. Sportivement et financièrement, Györ est un bon compromis. »


Anouk Corge

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