L'une des quatre recrues de Chartres-Mainvilliers (N1), l'ailier gauche Yannick Verdier, évoque son premier mois avec ses nouvelles couleurs.
Yannick, voilà un mois que vous vous entraînez avec le club de Chartres-Mainvilliers. Quel est votre ressenti ?
Comme je m'y attendais, l'ambiance est excellente. Tout se passe très bien et mon intégration se déroule dans d'excellentes conditions. Je connaissais déjà quelques joueurs comme Sylvain Astruc avec qui j'ai joué à Nantes, Alric Monnier contre qui j'ai joué lorsqu'il était à Angers et Sasa Mitrovic. Je savais où je tombais quand j'ai signé à Chartres-Mainvilliers.
L'ambition du club est élevée avec une accession en D2. La pression n'est-elle pas trop forte ?
Non. Mieux vaut jouer l'accession en D2 que le maintien ! Je pense que nous avons vraiment l'équipe pour afficher un tel l'objectif. Le recrutement est de grande qualité avec Thibaut Karsenty, mon ancien partenaire de Nantes (D1), Ferly Boubala-Yembi et Alexis Bertrand, trois joueurs d'un niveau supérieur à la N1. S'il n'y avait pas eu un tel objectif, ces joueurs ne seraient certainement pas venus. L'équipe a également gardé son ossature de la saison dernière que je connaissais car j'ai joué à deux reprises contre Chartres-Mainvilliers la saison dernière, en N1, avec Saran.
Quel a été votre parcours sportif ?
J'ai débuté assez tard le handball, à 16 ans, après avoir pratiqué de nombreux autres sports : rugby, tennis, natation, judo, athlétisme et foot américain. Je suis rentré au centre de formation de Montpellier à 18 ans (N2) et j'ai ensuite joué quatre saisons à Nantes (D2 et D1).
Pourquoi être descendu de niveau, en Nationale 1 à Saran ?
En Division 1, je n'avais pas assez de temps de jeu. À 23 ans, j'ai choisi par défi de descendre de niveau pour me faire remarquer et repartir sur de nouvelles bases. C'est comme cela que j'ai signé à Saran.
Selon vous, quelles seront les forces de votre équipe ?
Défensivement, nous avons réalisé des belles choses lors des matches de préparation même si ces confrontations n'ont pas grand-chose à voir avec celles en championnat. Mais je pense que ce sera l'une de nos forces. Offensivement, nous devons encore trouver nos automatismes. À chaque poste, l'équipe a de fortes individualités. Une fois que nous aurons trouvé les bonnes relations, tout ira bien.
Vous êtes donc optimiste ?
Avec une telle équipe, on ne peut être qu'optimiste. Les dirigeants ont mis tous les moyens pour que le club passe un nouvel échelon. Nous, joueurs, devons leur prouver qu'ils ont fait les bons choix.
Philippe Varagne