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William Accambray : "Veszprém était une évidence".

Rédigé le Vendredi 10 Novembre 2017 à 23:24 | Lu 7338 fois


A quelques jours du choc entre le PSG et Veszprém, William Accambray a bien voulu s'entretenir, avec Hand Planet, sur sa nouvelle vie handballistique, ses projets...


Crédit photo: David Voros
Crédit photo: David Voros


William, comment vous sentez-vous à Veszprem ? Comment se passe votre vie là bas ?
Je m'y sens bien pour le moment, bien accueilli par les mecs de l'équipe et par les gens du club mais aussi les habitants. Tout le monde a été là pour faciliter mon installation, dès mon arrivée.


Quelles sont vos premières sensations dans le championnat Hongrois ? Bien intégré ?
Je me suis bien intégré. Nous dominons le championnat hongrois de manière assez singulière car nous gagnons avec de larges écarts presque tous nos matchs. Ceci étant, nous avons aussi un effectif assez colossal avec vingt joueurs de très haut niveau. Mais on voit qu'il y a aussi un réel engouement dans notre salle pour les matchs de Ligue des Champions plus que pour les matchs de championnat (sauf Szeged).


La décision de quitter la France a-t elle été dure à prendre ?
Non décision facile, car Veszprém est pour moi un des quatre meilleurs club au monde que cela soit au niveau des résultats mais aussi de la structure et des supporters.


Pensiez-vous pouvoir rebondir dans un club aussi prestigieux après vos années de « galère » à Paris ?
J'ai eu quelques demandes de très bon clubs mais Veszprém était une évidence tant au niveau sportif que financier.


Vous jouez à Paris ce week-end, match particulier ? Comment l'abordez-vous ?
Le match à Paris ne revêt pour moi pas d'importance particulière si ce n'est que j'y vais avec l'intention de rester premier de notre groupe. J'y vais juste avec le plaisir de revenir en France, de revoir le public de Coubertin, mes amis et des personnes de ma famille aussi.


Que pensez-vous du changement de coach à Paris ?
Le changement de coach ... je pense que Paris y sera gagnant avec un coach qui a remporté la Ligue des Champions l'an passé et qui tirera sans doute un meilleur profit de l'ensemble de l’effectif.


Les coachs de l'équipe de France ont continué à faire appel à vous, une sorte de confiance ? Est-ce que cela vous a permis de garder espoir dans ce milieu ?
Oui et non car c'est une confiance restreinte où on me met sur le terrain une dizaine de minutes sur certains matchs et qu'il est difficile de construire son jeu sur cela. Mais ma motivation reste intacte, que cela soit en club ou en équipe de France.


Vous continuez à suivre le Championnat français ?
Nous jouons souvent le mardi donc oui je peux suivre le championnat de France sur les matchs du mercredi et jeudi.


Vous vous êtes lancé dans les affaires en ouvrant un restaurant à Montpellier, pouvez-vous nous en parler un peu ? Est-ce un début de reconversion ?
Depuis plusieurs année je cherche à monter certains projets (salle de sport, restaurant, ...), je gagne bien ma vie grâce au handball et à mes performances donc j'essaie d'investir de façon intelligente et en m'entourant de bonnes personnes. J'ai pu investir dans l'immobilier pour me construire un patrimoine, et aujourd'hui le restaurant ATELIER ST ROCH à Montpellier est la continuité de cela.
Mon but est que, le jour ou je stoppe ma carrière, de pouvoir être déjà dans la vie active et ne pas être dans la nécessité de trouver un emploi qui ne m'intéresserait pas au final.
Mon restaurant est un restaurant de passage dans les rues piétonnes de Montpellier, on y fait de la cuisine de saison à partir de produits frais. Tous les retours sont positifs jusqu'à présent.



Pensez-vous revenir vivre à Montpellier un jour ?
Je ne sais pas encore où je vivrai après le handball. Je suis de Cannes, j'ai vécu dix ans à Montpellier, trois à Paris. J'ai aimé chaque ville où je suis passé.
En tout cas, j'ai de la famille et beaucoup d'amis à Montpellier donc c'est une ville importante pour moi, oui.



Et s’il n’y avait pas eu le handball, vous auriez aimé faire quoi ?
Si il n'y avait pas eu le handball, peut être l'athlétisme que j'ai longtemps pratiqué et où j'étais très doué mais les sports individuels sont assez particuliers et je pense que j'aurais préféré un sport-co de toute manière. J'adore aussi le rugby, dans une autre vie cela m'aurait plu d'être rugbyman pro. Sinon juste un métier où j'aurai pris du plaisir à y aller tous les jours. Aujourd'hui beaucoup de gens travaillent surtout par nécessité et c'est bien dommage. Je pense qu'on travaillera toujours mieux avec la notion du plaisir, de faire ce que l'on aime.


Frédérique Martin et Laety K.

Merci à William Accambray pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Toute la team HandPlanet lui souhaite une excellente saison et encore de beaux projets.

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