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Thierry Anti : « Je ne suis pas pour l’autonomie des régions »

Rédigé le Samedi 7 Octobre 2017 à 11:10 | Lu 912 fois



Thierry Anti se veut un fervent défenseur de l'Europe. | Jerome Fouquet
Thierry Anti se veut un fervent défenseur de l'Europe. | Jerome Fouquet
En marge du match de Ligue des Champions que le HBC Nantes doit disputer ce samedi à Barcelone, l’entraîneur du H a été interrogé sur les événements qui se déroulent depuis une semaine en Catalogne. Comme souvent, Thierry Anti a un avis très tranché.

C’est dans un contexte particulier que le HBC Nantes se rend en Catalogne pour disputer son match de Ligue des Champions contre le FC Barcelone. Une semaine pratiquement jour pour jour après le référendum interdit et chaotique organisé par le mouvement indépendantiste et réprimé par la Guardia Civil envoyée par Madrid.À trois jours de la date initialement envisagée par la Catalogne pour une déclaration d’indépendance qui fait trembler l’Europe, une amorce de dialogue entre Barcelone et Madrid semble envisageable. Ce n’est pas pour déplaire à Thierry Anti, l’entraîneur du HBC Nantes, aujourd’hui très intéressé par l’histoire d’une région où vivent sa fille et son gendre, Valéro Rivera, l’ailier gauche du Barça.

« Je me dis que dans un contexte difficile, si chacun veut se protéger chez lui, on ne fera pas évoluer la société ni le monde ! À un moment donné, il faut être relativement ouvert. Je suis plutôt pour l’internationalisme. Après, je comprends que cette région soit restée fortement ancrée par rapport au pouvoir madrilène, vu les événements violents, sanglants, les purges horribles quand l’armée a débarqué. Quelque part, cela a marqué l’histoire de la Catalogne et joue complètement dans cette recherche d’autonomie. Après sur toutes ces régions du monde qui veulent être autonomes… Demain, ça peut être l’Italie du Nord… Je considère la question dans un contexte politique. Si tu parles de contexte économique, ça veut dire : toi tu as de l’argent, tu n’as pas envie de le partager avec les autres. Ce n’est pas ma conception de la société. Je préfère plutôt me dire que ce sont des restes de l’histoire espagnole, dont je ne suis pas très fier, moi fils d’origine italienne. C’est l’armée italienne qui a bombardé Barcelone dans les années 37-38 pour aider Franco alors que l’armée française est restée le cul tranquille de l’autre côté des Pyrénées. Quand tu es français d’origine italienne et que tu vas à Barcelone, tu ne fais pas le malin ! Je suis pour l’Europe, donc quand tu es pour l’Europe, tu n’as pas plaisir à voir des régions qui veulent devenir autonomes. »


Par Ouest-France

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