VIDÉO -- Brian Joubert a vécu un cauchemar sur la glace du Pacific Coliseum. Sa réaction, immédiatement après sa prestation (16e au classement final), fut marquante. «Toutes les personnes qui pensent que je suis un petit con ont raison» a-t-il lâché, notamment en réponse à une remarque de Didier Gailhaguet, le président de la fédération des sports de glace, qui l'avait traité ainsi à l'issue d'un entraînement. «Il me l'a dit en face, venant de sa part ce n'était pas méchant. Il me soutient. Il faut que j'entende certaines choses». Au lendemain de son fiasco, le Poitevin s'est expliqué plus longuement et avec courage.
Brian, comment expliquer cet échec à Vancouver ?
J'ai fait beaucoup d'erreurs ces deux dernières années. J'ai beaucoup changé dans mon comportement de tous les jours. Et cela fait que ça ne marche pas sur la glace. Les remords, je ne les ai pas dans le patinage, je les ai dans mon comportement général.
Quel genre d'erreurs avez-vous commis ?
Vouloir tout commander. Il n'y avait pas moyen de discuter avec moi. J'étais nerveux, agressif depuis mon titre mondial il y a trois ans.
Vous avez pris la grosse tête ?
Pas forcément, mais je pensais que je pouvais diriger tout tout seul. Je n'écoutais pas mes proches. Je ne voulais en faire qu'à ma tête. Et à 25 ans, on ne connaît pas tout de la vie. On ne connaît rien.
Comment avez-vous vécu votre programme libre, difficile, après le cauchemar du court mardi?
Là, je ne voulais qu'une chose: en finir avec ces Jeux pour passer à autre chose. Le programme long était... long. Je voulais que ça s'arrête, le plus vite possible. S'il n'avait pu faire que deux minutes, cela aurait été extraordinaire. Parce que je ne pensais qu'à une chose, arrêter. J'avais l'impression de perdre mon temps.