Menu
handplanet handplanet



Olivier Marroux | Le maître-mot aujourd’hui, c’est juste PLAISIR.

Rédigé le Dimanche 12 Février 2017 à 09:19 | Lu 2738 fois


Après une longue période d’inactivité due à une blessure à l’épaule, l’ailier droit de l’USAM est enfin de retour sur les parquets… Il revient avec nous sur cette blessure à l’épaule qui l’aura tenu éloigné des terrains durant de nombreux mois… Une traversée du désert qui n’aura pas entamé sa volonté et son envie de rejouer même s’il a eu des moments de doutes…


Olivier Marroux | Le maître-mot aujourd’hui, c’est juste PLAISIR.
Peux-tu revenir avec nous sur ta blessure et ta longue période d’absence ?
Je me suis blessé la première année où je suis arrivé à Nîmes, il y a maintenant trois saisons. Je me suis blessé à l’épaule, j’avais un conflit postéro-supérieur (1), des douleurs horribles qui m’empêcher carrément de jouer et je me suis fait opérer en 2014. J’ai subi deux opérations les 22 et 24 octobre durant lesquelles ils m’ont nettoyé l’arthrose et mis une butée. Malheureusement, je me suis fait réopérer six mois plus tard, car j’avais fait pseudarthrose (2) de butée parce qu'elle n’était pas consolidée. Ça m’a donc fait un an sans jouer et donc un an sans rien faire. La reprise a été compliquée, car l’épaule a mis du temps à revenir, mais aujourd’hui ça va vraiment mieux. Toutefois, par rapport à cette année d’inactivité, j’ai eu pas mal de blessures musculaires au niveau des jambes du fait que je n’avais rien fait pendant un très long moment.
 
  1. Il s’agit d’une cause relativement rare de douleurs de l’épaule, elle est favorisée par des sports d’armer ou de lancer comportant des gestes répétitifs. Elle est provoquée par une augmentation de la rotation externe en position d’armer du bras.
  2. Le terme pseudarthrose désigne une absence de consolidation de deux fragments osseux survenant après une fracture. On voit alors apparaître à ce niveau des mouvements anormaux dont l’amplitude est plus ou moins importante.

Depuis, tu as rejoué juste avant la trêve internationale. Comment ça s’est passé ?
J’ai rejoué lors des sept derniers matchs de la première partie de saison (novembre et décembre) avec un temps de jeu tout de même conséquent. Le début de saison a été un peu compliqué à Nîmes, car entre le staff et moi-même, nous n'étions pas forcément sur la même longueur d’onde. Mais au final, j’ai bossé, je me suis accroché et j’ai réussi à rejouer. Comme je l’ai dit, j’ai joué les sept derniers matchs avant la trêve, j’ai suivi toute la préparation du mois de janvier qui s’est très bien passé et j’ai joué mercredi à Paris. Le rythme est bien revenu, les repères aussi parce que ça faisait un moment que je n’avais pas autant enchaîné. Sur les deux premières saisons, pour être exact, j'avais joué trois matchs officiels de D1. 

Petit à petit, tu retrouves donc le plaisir de jouer ? Car à moment donné, tu parlais d’arrêter à cause de cette épaule...
Complètement. À un moment donné, un an où tu ne t’entraînes pas et où tu galères… Un an et demi pour revenir... Tu finis par te dire que tu ne t’en sortiras jamais. Et puis, ça ne s’arrête jamais, tu reviens de ta blessure à l’épaule et tu te pètes au niveau des jambes. Quand les jambes vont bien, c’est l’épaule qui rechute un peu donc c’était vraiment compliqué. Le maître-mot aujourd’hui, c’est juste PLAISIR. Je veux juste jouer pour que tous les efforts et les sacrifices que j’ai faits n’aient pas été faits pour rien. Montrer que je n’ai rien lâché et que je me suis battu. Le plus important pour moi, c’est de me faire plaisir après avoir effectué une traversée du désert d’un an et demi avec 10 matchs en 2 ans et demi. Tant que je prendrais du plaisir, les résultats suivront et ça se passera bien.

L’avenir… On sait que tu ne seras pas reconduit dans l’effectif de l’USAM l’an prochain. Est-ce que tu as déjà réfléchi à l’après Nîmes ?
Ce n’est pas une surprise, je savais très bien que l’histoire avec l’USAM allait s’arrêter là. Il y a eu trop d’indisponibilités, une longue période de blessure donc je savais que je n’allais pas être reconduit. Évidemment que j’y pense, l’important, c’est de bien finir la saison collectivement avec Nîmes et individuellement aussi. De réussir à enchaîner les matchs pour que le rythme revienne, montrer que les problèmes physiques sont maintenant derrière moi. 
Je suis sur le marché des transferts, à l’écoute de toutes propositions. J’ai encore envie de joueur au handball. Cette année et demi sans jouer, ça m’a donné encore plus envie de continuer. Je n’ai pas de lassitude et je n’ai qu’une envie, c’est de continuer à prendre du plaisir sur le terrain.  

Propos retranscrits par Sabine Peaudeau
Hand-Planet

Notez

Dans la même rubrique :
< >

Mardi 15 Août 2017 - 21:01 Niko Mindegia : Ses premières impressions

Mardi 15 Août 2017 - 16:23 Le HBC Nantes remporte la Sparkassen Cup !







Facebook