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Olivier Krumbholz : "Le handball, un des sports majeurs" en 2024

Rédigé le Vendredi 29 Septembre 2017 à 15:41 | Lu 26 fois



«On a un certain nombre d’absentes». Mercredi, le sélectionneur Olivier Krumbholz maniait la litote pour évoquer la cascade de forfaits chez les Bleues, à deux mois du début des Mondiaux féminins, en Allemagne. Photo AFP
«On a un certain nombre d’absentes». Mercredi, le sélectionneur Olivier Krumbholz maniait la litote pour évoquer la cascade de forfaits chez les Bleues, à deux mois du début des Mondiaux féminins, en Allemagne. Photo AFP
Affectée par de nombreuses absences, l’équipe de France féminine de handball lance sa préparation pour le Mondial-2017 vendredi, avec un amical contre le Brésil. L'occasion pour leur sélectionneur d'aborder cette préparation, l'Euro 2018, son avenir ou les Jeux de Paris 2024.

Avec beaucoup d’absentes, un an avant l’Euro-2018 à domicile, quel objectif peut nourrir la France pour ce Mondial?

«Il faut assumer ses responsabilités. Il y a une compétition tous les ans, c’est comme ça. Il ne faut pas qu’on ait peur et il ne faut pas se protéger. On est des chercheurs de médailles! C’est une opportunité de médaille et on ne va pas la dévaloriser. Et pour préparer l’Euro-2018, c’est de faire un résultat et de faire parler de l’équipe de France féminine. On ira avec toutes les forces vives, aucune joueuse n’a demandé à ne pas faire cette compétition».

Avez-vous trouvé le hand féminin changé entre votre départ en 2013 et votre retour début 2016?

«Les filles ont progressé dans tous les domaines. Elles ont progressé dans la professionnalisation, dans l’approche, dans le jeu, dans ce qu’on appelle la motricité spécifique. Quand on part pendant deux ans et demi, on voit cette amélioration, alors que quand on les voit tous les trois mois, peut-être qu’on ne se rend pas compte à quel point ça progresse. Le groupe s’est enrichi par l’arrivée de quelques très bonnes jeunes. Il y a plus de densité et ce qui fera la réussite de cette équipe, c’est l’amalgame entre les anciennes et les plus jeunes. Il ne faut pas se tromper dans les choix: ne pas faire du jeunisme, ne pas protéger les anciennes parce qu’elles ont fait des résultats, c’est toute la difficulté de la sélection».

En 2018 vous aurez 60 ans. Vous êtes vous fixé un âge limité pour votre départ?

«Non, très honnêtement je ne me suis pas fixé de limites. Il y a une étape importante qui est l’Euro-2018, donc je me concentre sur cette étape-là. À la fin de cette compétition il y aura une évaluation fédérale sur le devenir de l’équipe de France, et c’est tout naturel. Ce qui me semble essentiel, c’est que l’équipe de France féminine continue de grandir. Ça peut être avec moi, si je suis la personne-ressource, ça peut ne pas être avec moi si la fédération estime que je ne suis pas cette personne-ressource».

On vous sent très détaché sur cette question...

«Avec ce qui s’est passé et ce que j’ai vécu sur les 5 dernières années, j’ai une approche plus philosophique des choses. La blessure du départ de 2013 est complètement cicatrisée par le retour qui est plutôt positif. On est dans une bonne dynamique et aujourd’hui je n’envisage pas ma sortie avec l’angoisse que je pouvais avoir avant. De toute façon, je suis plutôt en fin de carrière. Je ne suis pas fini, ça c’est sûr, mais ce qui est important, c’est l’équipe de France et si elle a besoin d’un nouvel entraîneur, ça se fera».

La perspective des JO-2024 en France est-elle une motivation supplémentaire ?

«On travaille déjà au-delà de l’Euro-2018. Quel que soit l’entraîneur, il faut dès à présent fixer des grandes lignes de ce qui va se passer pendant sept ans et qui est crucial pour le handball français. L’un des sports majeurs en 2024, quoi qu’il arrive, ce sera le handball. Il faudra que les équipes de France soient bien préparées, il faudra jouer dans une très grande salle, parce que le handball, en France, aux Jeux Olympiques, ça va être un évènement exceptionnel.»


Par AFP

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