Hormis Chambéry, y a-t-il une autre équipe que vous voyez venir se mêler à la lutte pour le titre ?
Michael Guigou : Honnêtement, je n’en vois pas d’autre que Chambéry se mêler à la course au titre. Il y en a beaucoup qui se sont renforcés certes, mais je crois que Chambéry sera au-dessus des autres. Ils ont fini fort la saison dernière, ils ont bien recruté et surtout, je crois qu’ils ne commettront plus les mêmes erreurs que par le passé. C’est une équipe très complète avec des rotations qui ne changeront pas leur niveau de jeu. Je les vois faire un grand championnat. Enfin je l’espère afin que l’on ait un beau duel en tête.
Lors du mercato estival, hormis sur le poste de gardiens où vous avez tout changé, Montpellier a misé sur la stabilité. Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?
Michael Guigou : Montpellier est dans une logique de reconstruction pour avoir une grande équipe européenne. Les arrivées de Nikola (Ndlr : Karabatic) et de Vid (Ndlr : Kavticnik) l’an passé s’inscrivaient dans cette logique, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. Après, cette saison, c’est vrai que l’on n’a pas vu arriver de grands noms mais au niveau de nos gardiens, cela se passe très bien. Je crois que cette stabilité, vu les efforts qui ont été faits auparavant, était une bonne chose même si sur certains postes, en raison de diverses blessures comme celles de Hmam ou Joli, nous avons peut-être moins de solutions de remplacement.
Sur le plan européen justement, après le triplé hexagonal réalisé la saison passée, ne risquez-vous pas d’accorder la priorité à la Ligue des Champions au détriment du championnat ?
Michael Guigou : On donne une priorité à tout (sourire). Ou tout du moins on va essayer. On a à cœur de faire quelque chose de beau en Ligue des Champions puisqu’il s’agit de la compétition la plus prestigieuse. Surtout avec notre nouvelle salle cette saison. Mais sur ce plan-là, ce ne sera pas simple car on a hérité d’une poule très relevée avec Veszprem, Hambourg et Kolding. Cela va être beaucoup plus difficile d’aller chercher la première place du groupe. Or, on sait à quel point celle-ci est importante pour la suite.
Vous parliez de la nouvelle salle. N’est-ce pas un risque de délaisser votre salle fétiche de Bougnol pour une autre, même plus grande ?
Michael Guigou : Non. Je pense que si on transpose l’ambiance des 3500 spectateurs de Bougnol dans un Palais des sports de 9000 sièges, cela ne peut que nous rendre service. Quant aux repères, on a l’habitude de jouer à droite à gauche donc ceux-ci viendront rapidement, surtout que nous aurons normalement une semaine pour nous préparer dans la nouvelle salle avant le match contre Hambourg. Donc cela ne m’inquiète pas plus que cela.