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Metz : Une fin douloureuse

N1 (M) - Fréjus est le premier visiteur à battre Metz chez lui en championnat. Un coup dur de plus pour les coéquipiers de Loïc Goemaere, touché à l’épaule.

METZ 21 FRÉJUS 22



Metz : Une fin douloureuse

60 spectateurs. Arbitres : MM. Farge et Martinez. Mi-temps : 11-10.

METZ : Bonnemberger 3/9 (0/1 penalty) ; Charles 1/4 ; Goemaere (capitaine) 8/12 ; Haddad 0/2 ; Hamiti 3/6 (2/2 penaltys) ; Malou 2/2 ; puis Bayle 1/2 ; Cordier 1/1 ; Rollinger 2/2. Gardiens : Balmy (10 arrêts en 59’) puis Valetti (1 penalty en 1’). 2 minutes : Haddad (20’et 31’), Charles (27’et 39’), Bayle (35’), Bonnemberger (56’).

FREJUS : Ferhat 1/1 ; Guillemat 3/3 ; Jarny 1/5 ; Juillard 4/7 (1/1 penalty) ; Pilla 5/10 ; Vojetta 3/7 ; puis Badalassi 1/2 ; Keil 3/10 (1/2 pénaltys) ; Llata 1/2 ; Mercère 0/1. Gardiens : Isotton (7 arrêts en 30’) puis Ret (6 en 30’, dont 1 penalty). 2 minutes : Guillemat (17’), Jarny (29’), Ferhat (34’et 56’), Keil (42’), Juillard (42’).

Mon premier est un rideau conventionnel à six hommes, dont Benjamin Charles est quelquefois sorti pour s’occuper des strictes. Mon deuxième est un système étagé, fonctionnant aussi bien à une pointe (5-1) qu’en pyramide (3-2-1), avec Walid Ferhat en aboyeur de choc. Mon tout a servi de fil conducteur au Metz – Fréjus d’avant-hier soir. Un duel de défenses sans merci, une guerre des nerfs hargneuse et virile à souhait. Les Varois en sont sortis vainqueurs à quarante-cinq secondes de l’ultime coup de klaxon, sur une relance mal assurée d’Haddad, punie illico presto par Pilla à six mètres.

Les Messins, eux, n’en sont pas sortis indemnes. Adieu, leur sacro-sainte invincibilité en N1 à Saint-Symphorien (cinq victoires et un nul). Le cadet de leurs soucis, par rapport aux inquiétudes autour de l’épaule droite amochée de leur capitaine. « En fin de première mi-temps, en un contre un, une grosse douleur de la saison dernière s’est réveillée » relate Loïc Goemaere. Si la bombe magique a apporté les premiers soins, c’est bien aujourd’hui que l’arrière le plus productif de la partie (8/12) passera des examens plus poussés. Coach Majstorovic et toute son équipe retiennent leur souffle…

Concentration

Metz meurtri dans sa chair, Metz meurtri dans son âme. « C’est comme la semaine dernière (20-20 contre Nice), soupire Sofiane Hamiti. Si les arbitres sont contre nous, on ne peut pas faire grand-chose… Apparemment, on ne veut pas qu’on se maintienne ». Désabusé, le meneur de jeu, touché aux cervicales et « hors service » en seconde mi-temps, en oublie que Mosellans et Varois ont été équitablement sanctionnées (six exclusions chacun). Qu’une addition de sautes de concentration a, aussi, coûté la victoire aux siens. Un but concédé en double supériorité numérique (14-15, 44 e), des contres brouillons, trois longueurs d’avance dilapidées en pertes de balle (de 19-16, 49 e à 20-20, 57 e)…

Pendant que les Jaune et Bleu se lamentent, Fréjus jubile. Sans ses deux pivots de métier, l’ensemble de Gilles Sanchez s’en est remis à son mordant défensif, bien sûr, ainsi qu’à la vista de Juillard et Pilla pour s’imposer. Il grimpe du coup de la 5 e à la 4 e place, alors que son hôte rétrograde en 7 e position. « Je suis très fier, assure l’entraîneur visiteur. On savait que le match se gagnerait sur la défense et quelques contre-attaques. On a réussi à ne pas paniquer quand on était à -3. Ce n’était pas un super match, mais on a gagné avec le cœur ».

Le Républician Lorrain


Lundi 6 Février 2012
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