Connectez-vous S'inscrire

Mauresmo s'impose à l'émotion

Actualités - Quand Amélie Mauresmo arrivait sur le central de Coubertin, il se passait toujours quelque chose, surtout des victoires avec trois titres. Mercredi soir, ses amis et toute la profession lui ont rendu hommage et elle a encore gagné. Mais elle a affirmé qu'un retour était impossible.



Mauresmo s'impose à l'émotion
Quand vous écoutez Amélie Mauresmo, il est toujours question d'émotions. Quand le tournoi GDF-Suez lui rend hommage, il est toujours question d'émotions avec les images de ses joies et de ses peines qui défilent sur l'écran et les visages de ses proches qui apparaissent sur le court. «L'absence est le plus grand des maux.» La Fontaine a bien raison et un petit vent de nostalgie souffle à Coubertin. Depuis la retraite d'Amélie Mauresmo, le tennis féminin français est orphelin. L'absence permet souvent de mesurer le vide et la grandeur d'une championne. A Coubertin, ce mercredi soir, la barre est très, très haute avec l'arrivée de la championne, ovationnée et accueillie par des petits drapeaux à son effigie. Spectateurs, amis personnels et professionnels, joueuses, sans oublier sa maman, tous ont rendu un hommage très émouvant à l'ancienne numéro 1 mondiale.

Comme sa carrière, l'émotion affleure toujours et l'humour reste un fil conducteur. Sur le court, Michel Boujenah a parfaitement résumé la trace laissée par la meilleure joueuse française de l'ère open : «Tes espoirs, c'était nos espoirs. Tes désespoirs, c'était nos désespoirs. Quand tu as gagné Wimbledon, nous l'avons gagné nous aussi. Merci, merci, merci beaucoup.» Et la réponse d'Amélie Mauresmo, très émue, est à son image, juste et vraie : «Je sais : je perds et on gagne». Les champions sont souvent reconnus pour ce qu'ils font. Amélie Mauresmo est reconnue pour ce qu'elle a fait et pour ce qu'elle est. La communion avec le public de Coubertin illustre sa soif de victoires et son besoin de partages.

En français, Elena Dementieva est venue lui rendre hommage avec brio et classe : «Je me sens triste. (...) En tant que personne et comme joueuse, tu resteras dans les mémoires. Il y a une génération Mauresmo.» En anglais, Francesca Schiavone a dressé un portrait élogieux de la joueuse et de la femme en terminant sur une note d'humour : «Tu étais trop forte, ne reviens pas.» Quelques minutes plus tard, Amélie Mauresmo a confirmé qu'un retour était inenvisageable : «Aujourd'hui, je peux dire sereinement que je ne ferai pas de come-back (sourires). Je profite.» Pour la suite, elle veut donner le temps au temps. Comme dirait Michel Boujenah, «Son bonheur, c'est notre bonheur.» Comme elle l'a répété, «on ne peut pas y arriver seule» et ce mercredi soir, Amélie Mauresmo était bien entourée. S.D., à Coubertin

Jeudi 11 Février 2010
Jeudi 11 Février 2010
Lu 97 fois


INTERVIEW | INTERNATIONAL | ELITE : LNH - D2 Masculine | LFH - D2 Feminine | NATIONALE 1 | Actualités | News filantes | NATIONALE 2 - 3 | JEUNES | JEUX CONCOURS | Vidéos