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Martini : « Le début de l’aventure »

interview



Martini : « Le début de l’aventure »
Le groupe Nicollin a vendu Paris, hier, à la société dont Bruno Martini est gérant.

Il est devenu le nouvel homme fort du Paris Handball, hier matin, après la vente du club (2e de D 2) par le groupe Nicollin, pour la somme de 50000 €. Bruno Martini, désormais manager général, fait le point.

Comment vous sentez-vous en tant que propriétaire du Paris Handball?
BRUNO MARTINI. On ne peut pas dire ça.

Je ne suis pas propriétaire. J’ai réuni des gens, 7 ou 8, qui constitueront un actionnariat très ventilé. Je suis l’élément qui a permis à tout le monde de se rassembler autour de ce projet de reprise. Je me suis entouré de gens aux compétences variées, financières, juridiques, en matière de management et de réseaux dans l’entreprise, très forts.

Pourquoi avez-vous souhaité racheter ce club?
Il était à vendre. Et quand on s’intéresse de près au hand, on s’aperçoit que certains clubs ont un fort potentiel de développement, et a fortiori à Paris. J’avais envie de me lancer dans cette aventure. Ça me permet aussi de revenir dans un club où j’ai apprécié de jouer (NDLR : 2003-2005).

Etes-vous actionnaire, vous-même?
Oui. Très minoritaire. Je n’avais pas vocation à être actionnaire majoritaire, mais il est important d’être actionnaire, ça montre qu’on s’engage à fond dans le projet. En fait, aucun actionnaire majoritaire ne se dégage. Personne n’avait vocation à prendre LE pouvoir. Les gens ont envie de travailler en équipe et en synergie, c’est le plus important.

Comment comptez-vous développer le club?
Il faut créer une stratégie de club. Qu’il ait un vrai positionnement et une identité. On souhaite créer des événements qui vont sortir le hand de son gymnase et aller à la rencontre des gens. Une implication sociale forte, aussi, est très importante.

Quels seront les moyens mis à la disposition de l’équipe?
Il est encore trop tôt pour définir le budget qu’on aura la saison prochaine. Mais il semble évident qu’on puisse s’appuyer sur la Mairie, on en est très heureux.

Olivier Girault, l’entraîneur sous contrat jusqu’en 2011, préparait lui aussi un projet de reprise. Vous êtes deux caractères forts. Pouvez-vous cohabiter?
Il n’y a pas de raison. Manager général, il est normal que je discute du sportif avec l’entraîneur, qui est garant de la politique sportive. Je ne suis pas interventionniste au point de dire : Il faut s’entraîner comme ci, comme ça, il faut qu’Untel joue. Les choses doivent se passer dans la discussion. Olivier connaît très bien l’équipe. Donc, il saura me faire part de sa vision des choses.

Vendredi 5 Mars 2010
Vendredi 5 Mars 2010
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