Il est des matins, comme ça, qui sonnent le creux. Des débuts de journée trop silencieux qui sentent l'absence. Hier n'a sans doute pas été un jour comme les autres pour tous ceux ayant œuvré depuis plusieurs mois, ceux s'étant dépensés sans compter durant quatre jours en fin de semaine dernière.
Au lendemain d'un 17e EuroTournoi une fois encore exemplaire dans son organisation, les quelque 120 bénévoles responsables de ces quatre jours de fête ont ainsi dû être en manque...
« Ces gens-là sont remarquables, confie Christian Carl, président du tournoi. Ce matin (ndlr, hier), je me suis réveillé fatigué, mais heureux. Heureux du déroulement des opérations, heureux parce que, finalement, je n'ai pas été surpris par grand chose durant ces quatre jours. Et c'est en grande partie dû à la confiance totale que je peux faire dans cette équipe de bénévoles. Pour dire la sérénité nous ayant habité, nous ne nous sommes pas une fois engueulé, Christophe (Celeny) et moi... »
« Homogénéité et état d'esprit »
La centaine de fidèles sur lesquels compte l'ET ont donc une fois de plus répondu présents au rendez-vous que le handball leur avait une 17e fois fixé à Strasbourg. Eux, mais aussi les équipes invitées.
« C'est aussi grâce aux joueurs que nous n'avons pas plus stressé que ça, continue Christian Carl. Les équipes se sont vraiment bien comportées, les joueurs n'ont pas fait de caprices de stars. A tous les niveaux, il y a eu homogénéité et état d'esprit remarquable. »
Le bilan est tout aussi positif pour Christophe Celeny, directeur du tournoi. « 2010 n'est sans doute pas le plus grand cru de l'histoire du tournoi, mais nous n'avons pourtant eu que de bons retours. Malgré leurs degrés de préparation différents, les joueurs se sont pris au jeu. Et nous avons franchi un cap au niveau des animations sur et autour du terrain. Les Espagnols de Logrono ont, par exemple, été très impressionnés par tout ce qui accompagne le sportif dans ce tournoi. »
« Plus qu'un événement sportif »
Ce "tout"-là, c'est également cette rencontre entre un enfant de Tchernobyl, invité à Strasbourg dans le cadre des échanges Alsace-Ukraine, avec les joueurs de Moscou. « Ce pitchoun face aux géants russes, c'était touchant, termine Christophe Celeny. C'est aussi ça l'ET, plus qu'un simple événement sportif. »
Les quelque 15 000 spectateurs ayant fréquenté le Rhenus sport durant ces quatre jours ne s'y sont pas trompés, eux qui ont par ailleurs trouvé leur compte dans le succès de Montpellier.
« Cette victoire fait plaisir à tous, à nous aussi dans la mesure où nous avons un attachement tout particulier pour cette équipe. Elle était du premier EuroTournoi qu'elle a gagné, et elle nous accompagne depuis. L'ET ne serait peut-être pas ce qu'il est sans Montpellier... »
« Un casse-tête »
Pourtant sans équipes allemandes (la Bundesliga débute ce mercredi) et malgré le beau temps, le 17e EuroTournoi a ainsi été une belle réussite. L'histoire se poursuit qui fera qu'un 18e suivra avant un nouveau rendez-vous qu'on espère préolympique.
« On en a bien sûr discuté avec Claude Onesta, confie Christian Carl. Cela pourrait se faire, mais il faudra composer avec les tournois qualificatifs aux JO, le Final Four et les matches de qualification pour le Mondial 2013. Un casse-tête en terme de temps ! » A suivre...
A.V.