La Coupe d'Europe, cette internationale brésilienne en rêvait depuis son plus jeune âge. Baignant très tôt dans le handball grâce à son père, coach dans une école de l'État de Parana (à 500 km à l'est de São Paulo), Mayara Fier de Moura visionnait les vidéos des grandes équipes du Vieux Continent.
« J'ai toujours dit à ma famille qu'un jour, j'irai jouer là-bas », se souvient-elle.
« Au Brésil, le handball a du mal à exister à côté du football ». Pour goûter au plus haut niveau, il fallait donc plier bagages.
Mayara débarque en Espagne en 2007 où elle signe pour trois saisons avec le club de Léon (1re division).
« Je me suis sentie bien les premières années », confie-t-elle. Mais dans une équipe qui plafonne à l'époque entre la 6e et la 8e place, la jeune Brésilienne de 25 ans commence vite à se lasser. Elle n'aspire qu'à une chose :
« Jouer la Coupe d'Europe et gagner des médailles ! »
Seule gauchère à l'arrière
Son agent a donc été chargé de lui trouver une autre destination. Direction la France et le club de Mios-Biganos Bassin d'Arcachon.
« Mayara s'est très vite adaptée, elle maîtrisait le français au bout de deux mois seulement », témoigne le coach du MBBA, Emmanuel Mayonnade,
« heureux d'avoir trouvé une gauchère pour la base arrière, ce qui a permis d'équilibrer notre jeu en attaque ». Mayara Fier de Moura peut alors enfin goûter aux rencontres européennes. Et même mieux : soulever le trophée de la Challenge Cup après sa première saison avec Mios-Biganos.
« Mon rêve se réalisait ». En décembre dernier, forte de son expérience en Europe, Mayara Fier de Moura retourne au pays pour jouer son premier Mondial. Terminant à la 5e place après un seul match perdu face à l'Espagne (27-26) en quart de finale, le Brésil décrochait son meilleur résultat dans cette compétition.
« On n'en espérait pas tant », sourit l'internationale miossaise.
Après quelques jours de repos auprès de sa famille, Mayara retrouve le MBBA pour jouer la Coupe de la Ligue.
« On avait un peu peur, explique Emmanuel Mayonnade. Ce n'est jamais évident de bien repartir en club après un grand Mondial. Mais Mayara est une joueuse intelligente. Elle a su remettre les compteurs à zéro pour repartir de plus belle avec nous ».
Demain, Mios-Biganos pourra une nouvelle fois compter sur sa Brésilienne en Coupe d'Europe.
« Cette fois, on joue l'EHF, c'est plus difficile que l'an dernier, constate Mayara. Si on arrive en quarts ou en demi-finales, ce serait déjà très bien. Mais l'objectif reste le championnat. Cette saison, on a alterné le meilleur et le pire. Il faut vraiment gagner en régularité pour parvenir à accrocher les play-off ». L'arrière brésilienne ne rechigne pas à se mettre au service du collectif de Mios-Biganos. Ce club qui lui a permis d'exaucer un de ses rêves. En attendant le prochain.
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