Cher Monsieur Di-Méo (Président de la CNACG),
La forme et le "timing" de la sanction infligée au club d'Aurillac et donc à l'équipe dont j'ai la charge m'ont scandalisé. Par contre le motif justifiant une telle sanction m'a fait énormément rire. Je trouve en effet délicieux que l'on puisse reprocher à Aurillac, je cite, "d'avoir rompu l'équilibre sportif avec les autres équipes du championnat". Notre effectif est en effet composé de stars internationales et nous nous déplaçons tous les weekends en jet privé!
Nous rompons en effet avec la logique et l'équilibre sportif en n'étant pas, à l'heure actuelle, bon dernier, comme annoncé légitimement par tous les spécialistes en début de saison compte tenu d'un budget très limité et d'un effectif inexpérimenté. Quelle sanction auriez vous prise si Aurillac se situait effectivement bon dernier à l'heure actuelle, loin derrière tous les autres, avec une poignée de points?
Où est l'équilibre sportif lorsque pour une même compétition un club bénéficie de 3,5 millions d'euros de subventions publiques quand un autre n'en reçoit que 600 000? Mais c'est un autre débat.
N'ayant aucun élément pour juger le fond du dossier et donc sur les raisons qui vous poussent à sanctionner (ça n'est absolument pas mon problème), je m'interroge sur la forme.
Je ne doute pas du très haut-niveau de matières grises siégeant au sein de votre commission (je dis ça sans aucune ironie). Je ne doute donc pas que vous ayez eu pleinement conscience de la manière dont une telle décision impacterait négativement le moral d'un groupe - et donc la qualité de mon travail quotidien - à ce moment de la saison. Pour moi, cela porte un nom: sabotage.