Nîmes n'était pas le seul club à vouloir vous accueillir...
Franck Junillon: Toulouse et Nantes. Notamment Toulouse qui avait beaucoup avancé sur le dossier de l'école de kiné. C'était quasiment bouclé. Après, Nîmes a fait une proposition, ça a pesé... En fait, les discussions ont débuté dès l'été dernier par l'intermédiaire d'Andrej Golic, mon agent (autre ancien de Montpellier). A ce moment-là, "Peggy" (Puigsegur) ne pensait pas pouvoir me recruter. Je connaissais la situation de Nîmes, et il était clair que je ne demandais pas la même chose ici par rapport à un autre club. Et mine de rien, il y a un côté affectif. Même si jusqu'à présent, Nîmes était l'adversaire (il rit !).
Midi Libre: En signant à Nîmes, vous intégrez un club pas aussi prestigieux que le MAHB...
Franck Junillon: C'est une autre aventure. Melsungen, le club allemand avec lequel je joue la deuxième moitié de tableau en Bundesliga n'est pas prestigieux non plus ! A Nîmes, il me faudra juste allier le handball et les études. Mais en retrouvant l'école où j'ai commencé, j'aurais plus de facilités.
Devenir homme de base d'une équipe, ça va vous changer ?
Franck Junillon: Par rapport à Montpellier, oui. Mais depuis un an et demi en Allemagne, moins. Je suis arrivé avec un autre statut, d'autres responsabilités, et ça se passe plutôt bien.
Vous devenez aussi un peu l'homme-sandwich puisque le club veut vous "vendre" auprès des partenaires. Allez-vous devenir le "Karabatic" nîmois ?
(Il est hilare !)