Il n'est pas interdit de perdre. Il n'est pas interdit de passer à travers une rencontre. Par contre, quand on aime son maillot il est interdit de ne pas le mouiller. Et c'est bien ce qui s'est passé dimanche après midi face aux Niçoises (17-28). Certes, les Azuréennes n'ont pas les mêmes moyens et jouent l'accession en LFH, quand les
Angoumoisines briguent une place au milieu de tableau. Il n'empêche, ce n'est pas une raison pour renoncer.
Le syndrome ACH
Dans son analyse, Loïc Cambérou ne s'y trompe pas. « C'est un peu notre syndrome, explique-t-il. La problématique, c'est que l'on joue une mi-temps puis on baisse les bras. J'ai eu beau changer de stratégie, ça n'a pas apporté les effets escomptés. Déjà, on n'a pas ou mal défendu. Ensuite, il y a bien quelques bonnes actions individuelles, mais on ne joue pas en équipe. »
Le technicien charentais explique ce manque d'automatismes par un excès d'individualisme. « Chacune essaie de faire gagner le match mais à l'arrivée ça n'apporte rien. Quand tout va bien, tout le monde travaille pour l'autre. Mais dès qu'il y a le feu, c'est chacun pour soi. C'est pourquoi on a mis à profit la semaine pour travailler défensivement et recadrer certaines choses. D'autant plus qu'Octeville est une très belle équipe qui est venue s'imposer à la Grand-Font (17-22 NDLR). Et j'ai des regrets sur ce match aller car j'avais commis des erreurs de management. Aussi, on se déplace avec un esprit revanchard et je pense que l'on a les moyens de s'imposer à condition d'avoir un comportement autre que conte Nice et qu'il y ait une prise de conscience du groupe. Cela fait deux fois que l'on fait le plein à la Grand-Font et à chaque coup, on est passé à travers. »
Trois raisons d'espérer
Ceci dit, il y a tout lieu d'espérer un résultat positif en Haute-Normandie, et ce à plusieurs égards.
Premièrement, Octeville n'est certes pas démobilisé, mais n'a plus rien à espérer ni du côté de la montée, ni du côté de la descente. La motivation sera forcément plus grande du côté des Charentaises, qui ne sont pas encore assurées de se maintenir en D2
Deuxièmement, les partenaires de Séverine Augustin font un bon match sur deux.
Catastrophiques à Chambray, elles se prennent contre Mérignac. Battues à Nantes, elles réagissent de la meilleure des manières face à Celles-sur-Belle.
Même chose après la défaite subie à Bègles quand elles s'imposent contre Noisy-le-Grand. Alors qu'elles sortent d'une grosse défaite face à Nice, il y a tout lieu de penser qu'une réaction est possible dans la banlieue Havraise.
Troisièmement elles se sont déjà imposées cette saison à deux reprises à l'extérieur à Yutz et à Abbeville. Pourquoi l'adage « jamais deux sans trois », ne se révélerait-il pas vrai une fois de plus ? Souhaitons-le.
D'autant plus que dans la foulée, les coéquipières d'Adeline Gaschet recevront Yutz et se déplaceront à la Motte-Servolex, deux formations véritablement à leur portée.
Pour ce long déplacement et afin d'aborder la rencontre dans les meilleures dispositions possibles, les Angoumoisines partent cet après-midi et passeront la nuit dans un hôtel de la banlieue Havraise.
Le groupe emmené par Loïc Cambérou risque d'évoluer quelque peu par rapport à la semaine dernière mais les décisions ne seront prises qu'après le dernier entraînement. Ce sont a priori celles qui montrent le plus d'envie qui seront alignées.